C'est mon boulot. Peut-on parler politique au travail ?

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Quelles sont les habitudes des Français en la matière et quelles sont les limites ? Réponse : le principe, c'est la liberté.

On peut parler politique au travail, avec néanmoins des limites à ne pas dépasser. On n'est pas au pays de Voltaire pour rien. La liberté d'expression est inscrite dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Pas question de la restreindre dans un règlement intérieur ou un contrat de travail. La Cour de cassation, la plus haute juridiction qui dicte le droit à toutes les autres, a été claire là-dessus : "Dans l'entreprise et en dehors, le salarié jouit de la liberté d'expression". Imaginons un patron qui licencierait un salarié pour ses opinions politiques. Le licenciement serait nul. Ce serait une discrimination. Cela permettrait de demander sa réintégration, c'est plutôt rare et l'auteur des faits, l'employeur, risquerait au pénal jusqu'à trois ans d'emprisonnement. On ne plaisante pas avec la liberté d'expression, en France !

Discussions politiques, oui mais...

Il y a quand même, évidemment, des limites. Pour les cerner, il faut revenir à ce que dit la Cour de cassation. Elle explique que l'employeur peut apporter des restrictions à cette liberté d'expression si elles sont "justifiées par la nature de la tâche et proportionnées au but recherchées". En clair, on ne pourrait pas interdire à des vendeuses de parler politique entre elles, mais on pourrait leur demander de ne pas s'en ouvrir à la clientèle. Dans l'open space et à la machine à café, la limite, c'est le prosélytisme, qui pourrait conduire à désorganiser l'entreprise. Le trouble objectif au bon fonctionnement de l'organisation. Pas de tractage politique par exemple, pas de mails, pas de messages sur le réseau social interne... alors que le tractage syndical, lui, est autorisé.

Est-ce-que l'on parle souvent politique en entreprise ? Selon les sondages les plus récents, oui, plutôt. Environ un salarié sur deux en ferait volontiers un sujet de conversation. Mais il est intéressant de voir que les cadres sont plus discrets que les ouvriers. Ils sont plus dépendants des réseaux, du savoir-être. Par ailleurs, dans les grands groupes, on serait aussi plus réservé que dans les petites entreprises. L'étiquette y est plus marquée, les comportements plus ritualisés. Il y a de toutes façons beaucoup à perdre à afficher ses préférences au travail. C'est là, plus que parmi les proches, que les probabilités de trouver des gens qui sont d'opinion opposée sont les plus élevées...

En bref

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