C'est mon boulot. Les petits patrons rechignent à dénoncer les infractions routières

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Depuis quatre mois, les employeurs doivent dénoncer leurs salariés qui commettent des excès de vitesse. Mais la mesure a du mal à passer et bon nombre de chefs d'entreprise refusent de passer à l'acte. 

C'est la fronde. Pas moins d'un petit patron sur deux refuserait de dénoncer leurs salariés qui commettent une infraction au code de la route, celles qui les amènent à perdre des points. C'est ce que révèle une enquête de l'Ifop pour l'assureur MMA publiée mardi 9 mai.

Le retrait du permis en ligne de mire

Les patrons qui dirigent moins de 49 salariés ont été interrogés pour cette étude. Ils sont 50% à ne pas vouloir appliquer la loi, en vigueur depuis le 1er janvier dernier. Pourquoi un tel front du refus ? Il semble que les patrons redoutent que certains de leurs employés se voient retirer leur permis. Or, pour tout ceux dont la conduite est obligatoire dans leur métier, la perte du permis empêche de travailler. Les licencier, c'est non seulement un crève coeur, mais c'est aussi l'obligation pour l'employeur de recruter et de former. Le cas de figure se révèle coûteux et pas évident.

Le retrait de bonne ambiance en malus

Les salariés aussi râlent contre cette mesure. Ils estiment que c'est bien pour le compte de l'employeur qu'ils avalent des kilomètres, en s'exposant à perdre des points. Du coup, 48% des petits patrons voient cette loi comme "nuisible aux relations internes avec la hiérarchie". Si une moitié refuse de s'y soumettre, l'autre moitié obtempère. Désormais, si l'employeur ne dénonce pas le salarié, il encourt une amende de 750 euros. Et c'est le dirigeant de l'entreprise qui sera personnellement redevable de cette amende.

L'objectif de cette loi était de responsabiliser les salariés et les entreprises en matière de sécurité routière. Les accidents de la route sont la première cause de mortalité au travail. Mais quatre mois après l'entrée en vigueur de cette loi sur la dénonciation, que s'est-il passé ? Selon l'enquête Ifop-MMA, 80% des petites entreprises n'ont rien fait pour sensibiliser leurs salariés au risque routier. Toutefois, il est à noter que près d'un tiers des TPE/PME ont mis en place un droit à la déconnexion complète pendant les trajets professionnels.

En bref

On sait que lire est un excellent anti-stress: six minutes de lecture seulement permettraient d'abaisser la fréquence cardiaque et de soulager la tension dans les muscles. Et selon un psychologue de l'université de York, au Canada, lire de la fiction nous permettrait d'être plus empathique, une qualité de plus en plus prisée au boulot. L'université de Toronto confirme : lire des romans permet d'accroitre son niveau de compréhension, notamment parce qu'on s'engage dans les histoires et qu'on s'y implique émotionnellement.