Le succès confirmé du chômage partiel de longue durée

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Le chômage partiel de longue durée, qui permet d’éviter des licenciements, connaît un net succès auprès des entreprises… Même si dans le même temps le nombre de plans sociaux explose.

Le dispositif fait l’unanimité, et il a le soutien des syndicats parce qu’il permet de préserver les salaires. Le chômage partiel de longue durée a été lancé en juillet en complément du chômage partiel classique, pour donner plus de visibilité aux entreprises. Comme son nom l’indique, il permet d’y voir clair sur une période de six à 24 mois répartis sur trois ans. Le chômage partiel de longue durée peut conduire à réduire de 40% au plus les heures travaillées, mais de relativement peu faire baisser les salaires.

Pourquoi ? Parce que le salarié perçoit 70% du salaire net ou 84% net sur ses heures chômées. Comme le chômage partiel de longue durée doit être négocié dans le cadre d’un accord d’entreprise ou d’un accord de branche, il arrive qu’on aille plus loin. L’équipementier automobile Valéo, par exemple, porte l’indemnisation à 80% du brut. Au final, si par exemple, pour prendre une formule simple qui a du succès, les salariés ne travaillent que quatre jours par semaine, on peut ne percevoir que quelques euros de moins à la fin du mois.

Un dispositif encouragé par l'Etat mais qui n'empêche pas les licenciements

Les entreprises sont encouragées à utiliser ce dispositif, et cette incitation vient encore d’être montée d’un cran. Dans certains cas, les employeurs peuvent se voir rembourser par l’Etat la totalité de ce qu’ils versent à leurs employés sur leurs heures chômées. C’est par exemple le cas dans les secteurs les plus touchés par la crise du Covid, comme le sport, la culture, le tourisme, la restauration, le transport aérien ou l’événementiel. Idem dans les secteurs connexes et tous ceux qui sont fermés administrativement. Quelque 300 000 salariés sont actuellement en chômage partiel de longue durée. Le gouvernement a financé pour 450 000 salariés. Reste à savoir si ça suffira.

Et pourtant, malgré ces aides, les plans de sauvegarde de l’emploi sont très nombreux. C’est une vague qui est en train de se répandre. La Dares, l’organisme statistique du ministère du Travail, note que les ruptures de contrat dans le cadre d’un PSE ont plus que doublé par rapport à l’an dernier. Le nombre de plans de sauvegarde de l’emploi a également été multiplié par 1,7 sur la période de mars à octobre par rapport à 2019. Ce sont surtout les grands groupes qui utilisent ce dispositif, qui avait eu tendance à s’effacer devant les ruptures conventionnelles, individuelles ou collectives.

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