C'est mon boulot. Le design "fablab", ou comment passer de l'idée à l'objet

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À l'occasion de l'ouverture de la Biennale internationale du design, jeudi 9 mars, à Saint-Étienne, "C'est mon boulot" vous fait découvrir la dernière tendance du design dans les entreprises : le "fablab". 

La Biennale internationale du design s'ouvre jeudi 9 mars, à Saint-Étienne. Le thème en est "les mutations du travail". L'occasion de découvrir la dernière tendance du design dans les entreprises : le bricolage, l’esprit "fablab".

Les poufs colorés, les canapés, les toboggans etc., c’est tellement années 2000 ! À en croire Olivier Peyricot, le commissaire de la Biennale de Saint-Étienne, l’heure est désormais à l’esthétique "fablab". Un "fablab", c’est un laboratoire de fabrication, un endroit où tout le monde peut venir passer de l’idée à l’objet, grâce notamment à des imprimantes 3D. Le concept est né au MIT de Boston. Il fait des petits un peu partout. Sur le terrain du design, il fait donc son apparition dans les entreprises.

À quoi ressemble le design "fablab" ?

Un "fablab" est un endroit où il y a des outils. C’est un peu l’atelier du grand-père qui bricole. L’esthétique est donc inspirée de cet univers. À commencer par le choix des matériaux. Une très grande marque de design, connue pour ses prix astronomiques et ses matériaux nobles, vient ainsi de lancer une série de meubles en bois aggloméré ! Un designer en vogue a dessiné une chaise de bureau faite de tasseaux de bois.

Le métal est également le bienvenu. Pour que l’environnement de travail ressemble à un atelier, il faut aussi des astuces, comme un diable avec une tablette incorporée qui se déploie, pour qu’on puisse travailler ensemble. En effet, le travail dans un "fablab" est forcément collaboratif. Or, le travail façon "projet" est justement devenu la pierre philosophale de l’entreprise moderne.

Le "playbour", autre tendance du design

C’est la contraction de "play", le jeu en anglais, et "labour", le travail. Au travail, comme sur un smartphone, on n'est toujours qu’à un glissement de pouce d’un univers à un autre. Il faut donc que ça se voit. D’où des entreprises - des start-up surtout - qui ressemblent à des chambres d’adolescents : avec de la pelouse synthétique, des cabanes installées dans un loft, ou encore une entreprise qui élit domicile dans une église. Tout cela existe. Des identités provocantes, ludiques.

L’idée est d’entretenir la confusion entre la pratique amicale et la pratique professionnelle. Pour le patron de la Biennale du design, tout à commencé avec Apple et sa loi du "seamless", du "sans couture" entre les différents mondes. Aujourd’hui, tous les designers travaillent au gommage des frontières entre la vie personnelle et la vie professionnelle.