C'est mon boulot. Le bruit au boulot, ce fléau

Le brouhaha constant, étalé sur toute la journée de travail, a des conséquences redoutables. Et certaines professions sont particulièrement exposées.

Certaines professions sont particulièrement exposées au bruit. Au palmarès de ces métiers qui en prennent plein les oreilles, il y a par exemple... les dentistes ! Après cinquante ans, un dentiste sur deux souffre d'atteintes irréversibles de l'audition. Pourquoi ? Parce qu'ils travaillent avec des turbines, des détartreurs et des aspirateurs qui émettent des fréquences aiguës, redoutables pour les oreilles. Il y a aussi les coiffeurs. Pas pour les conversations interminables avec les clients, mais à cause des sèches cheveux. Des appareils qui émettent en moyenne 80 décibels, alors que des bruits à partir de 60 décibels ont à la longue des conséquences néfastes pour notre santé. Enfin autre métier remarqué par Bruitparif, un observatoire du bruit quotidien en Ile-de-France, les barmen, exposés à la musique en permanence et aux bruits extérieurs.

Même dans les bureaux on déguste. Selon un sondage OpinionWay pour Audika, huit actifs sur dix affirment être autant ou plus exposés au bruit qu'il y a vingt ans. En cause, l'open space, les téléphones qui sonnent en permanence et la musique qui a envahi les magasins pour attirer la clientèle. Selon cette étude, même l'exposition permanente à un bruit de fond, comme le ronronnement de l'unité centrale d'un ordinateur conduit à terme à de la fatigue auditive. Qui se traduit par une diminution de la compréhension de la parole et une usure prématurée – et irréversible ! – des cellules sensorielles de l'oreille.

Le bruit : un problème sous-estimé

Le bruit continue d'avoir des conséquences négatives une fois la journée de travail terminée. Evidemment dans la journée le bruit empêche de se concentrer. C'est l'avis de près d'un actif sur trois. Il stresse et il joue sur le manque de patience. Mais 22% des sondés disent qu'il a une influence néfaste sur leur sommeil. Un quart sur leur niveau de fatigue et 28 % sur leur intolérance au bruit. Le problème c'est que ce bruit ambiant est tellement sournois qu'il n'est pas clairement identifié comme étant la source de tous ces maux. Et que, selon Audika, il y a chez les salariés une appréhension à se plaindre du bruit et chez les patrons une sous-estimation de ce problème.

En bref

La mixité se porte bien dans le secteur bancaire. Plus de huit cadres bancaires sur dix, hommes et femmes confondus, estiment que leur secteur est plus favorable que d'autres au développement de la carrière des femmes, selon une étude menée sur 25 000 salariés du secteurs par l'observatoire Financi'Elles. Mieux, plus des deux-tiers des hommes de la banque considèrent que la mixité est un facteur de croissance. Il faut dire que plus de 60% des employés de banque sont des femmes.

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