C'est mon boulot. L'intérim confirme sa bonne santé au mois de mai

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Si le chômage est reparti à la hausse de 0,6% au mois de mai, l'intérim, lui, se porte bien depuis deux ans et demi. Franceinfo vous dévoile en exclusivité les chiffres de mai et ils confirment cette bonne tendance.

Les chiffres de l'emploi intérimaire sont de nouveau bons au mois de mai, avec une hausse de 6,3%. Ils sont cependant un peu en retrait par rapport à la tendance annuelle, qui est de +8%. Mais le ralentissement sur le marché du travail, traditionnel au mois de mai en raison des différents ponts, est moins important que prévu. Prism'emploi, l'organisation professionnelle du recrutement et de l'intérim, détaille cette bonne tendance. Parmi les secteurs les plus en forme, les transports (+15%), le BTP et l'industrie. 

L'activité de l'intérim a commencé à frémir il y a quatre ans mais il ne décolle vraiment que depuis deux ans et demi. En 2016, 40% des emplois créés l'ont été grâce à l'intérim. Cette croissance de l'intérim est tirée par les profils les plus qualifiés, comme les cadres (+7,6%) et les ouvriers qualifiés (+7,5%). Ces deux catégories progressent plus vite que les autres. L'intérim des cadres est un phénomène qui existe depuis vingt ans mais il ne cesse de progresser ces dernières années. Il concerne par exemple les ingénieurs en informatique, les cadres des marchés financiers, les technico-commerciaux.

Cette situation est liée au fait que les carrières des cadres sont plus cahotiques. En deuxième partie de vie professionnelle, l'intérim est pour eux une façon de reprendre de l'activité. Cependant, les profils non qualifiés et les ouvriers constituent l'essentiel des intérimaires. C'est une population largement masculine, sauf dans le commerce.

Le boom de l'intérim ne fait pas baisser le chômage

Malheureusement, la bonne santé de l'intérim ne suffit pas à faire baisser le chômage puisque ce secteur ne représente que 3% de l'emploi salarié. À lui seul, il ne peut donc pas avoir d'impact sur le chômage.

Pourtant, c'est un indicateur avancé du chômage, c'est-à-dire que quand l'intérim se porte bien, six mois plus tard cette bonne santé se transmet au marché de l'emploi. C'est par l'intérim que l'emploi repart. Les entreprises, qui manquent de visibilité, commencent par embaucher par intérim, comme ça a été le cas l'an dernier, avant de convertir en CDI, comme on espère que ce sera le cas cette année.

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