C'est mon boulot. De comptable à cirier

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Tout l'été dans "C'est mon boulot" on s'intéresse à ceux qui ont changé de métier, changé de vie. Jeudi, Sylvain Brevot, passé de comptable à cirier, près de Grasse.

Fabriquer des bougies, fabriquer quoi que ce soit, ça n'était pourtant pas dans le paysage, pour Sylvain Brevot. Comptable, puis commercial grands comptes pour une boîte qui vend du matériel électrique, il change d'employeur tous les quatre ou cinq ans. Mais deux événements concomitants viennent bouleverser cet ordre établi. D'un côté sa société rassemble ses bureaux en Hollande. Pas question pour Sylvain de suivre le mouvement. Et de l'autre, son beau-frère lui demande une fois encore, avec insistance, s'il ne voudrait pas reprendre l'affaire familiale : une fabrique de bougies à Auribeau, un petit village près de Grasse. Sylvain a déjà mis la main à la pâte pour le plaisir, avec son beau père qui a lancé l'affaire. Mais cette fois Sylvain a la quarantaine. C'est peut-être le bon moment : "La challenge s'est posé là, à ce moment-là. C'était soit repartir pour une société internationale, soit relever le challenge du cirier."

Une fois le défi relevé, il reste à vraiment découvrir le métier. Sylvain va repartir à zéro et travailler deux ans sous la coupe de son beau-frère. Et il découvre bien plus qu'un savoir-faire : "Le sentiment est tout à fait différent de vendre quelque chose que l'on a fabriqué et se rendre compte que ses produits plaisent." Sylvain travaille une matière vivante, la cire. Il fait des erreurs, se brûle beaucoup. Il faut apprendre à maîtriser les chaleurs, c'est le grand secret. Au final, ce métier rencontré par hasard a totalement comblé Sylvain. Il prend même désormais toute la place : "Je vis cirier au quotidien !"

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