C'est mon boulot. Dans les TPE, c'est la polyvalence qui prévaut

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Un salarié sur cinq travaille dans une très petite entreprise (TPE) qui compte moins de dix personnes. Comment vivent-ils ? Quels sont les problèmes qu'ils rencontrent au quotidien ? Mercredi, la nécessaire polyvalence de tous les salariés d'une très petite structure.

La polyvalence est primordiale dans les très petites entreprises (TPE). Chez Remue Ménage, à Sassenage près de Grenoble (Isère), les sept salariés doivent savoir tout faire. Cécile Dammers, qui dirige cette entreprise fabricant des brosses de ménage vendu dans la grande distribution, "n’arrive pas à avoir un responsable de la comptabilité, un responsable du social, un responsable juridique, un responsable technique, donc à sept, on est obligés de se partager toutes les fonctions et tout le monde doit déployer une énergie pour arriver à comprendre des problématiques dont ils ne sont pas spécialistes. On a des gens qui sont multitâches, très curieux et capables d’aller chercher de l’information".

Un exemple, la personne qui est chargée de la comptabilité a plusieurs casquettes. "Il va répondre au téléphone, il va donner une réponse sur une commande client, il va savoir remplir des informations techniques sur des produits pour savoir comment on constitue des palettes, explique Cécile Dammers. Des choses qui lui sont en principe complètement étrangères."

Apprécier les compétences de chacun

Une polyvalence qui demande que l'on connaisse bien les compétences de chacun des employés selon Cécile Dammers : "On essaie de voir les appétences des uns et des autres pour essayer de doubler les fonctions et voir ce qui les intéresse le plus. C’est un développement de l’agilité qui est capitale pour nous."

Forcément, cette polyvalence joue sur l'ambiance et les relations de travail. "On va tous s’entraider quand il y en a un qui est en difficulté sur une tâche parce qu’il a trop de boulot, son collègue va aller l’aider ou le patron va aller l’aider, apprécie Cécile Dammers. On va en tout cas essayer de se poser les bonnes questions et se diriger vers les bonnes personnes."

Évidemment, il n'est pas toujours facile de trouver ces moutons à cinq pattes : "Je n’ai pas embauché sur des compétences, mais d’abord des gens qui ont la tête bien faite, ont envie de progresser et ont envie d’apprendre." Cécile Dammers a une idée précise des profils qu'elle engage, car "dans une TPE, quelqu’un qui va rentrer pour faire son train-train quotidien, ça ne va pas fonctionner longtemps".

Jeudi 22 février, nous irons à Reims, pour parler de la façon dont les TPE font face à la paperasse administrative.

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