Bilan 2019 : les nouvelles règles du chômage

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Pendant toute la semaine, on fait le point sur l'année qui vient de s'écouler avant de se pencher sur ce qui nous attend dans le monde du travail l'année prochaine. Mardi, étudions les nouvelles règles d'indemnisation du chômage.

C'est le premier novembre 2019 que les nouvelles règles sont entrées en vigueur. La plus spectaculaire est certainement l'ouverture des droits au chômage pour ceux qui démissionnent alors que la démission, qui reste la première cause de rupture des contrats de travail, ne donnait jusqu'à présent pas droit à l'assurance chômage.

Cette promesse du candidat Macron est donc mise en œuvre, mais à des conditions très strictes. Il faut avoir travaillé au moins cinq ans dans l'entreprise de laquelle on veut partir. Deuxième condition, avoir un projet professionnel comme une création ou une reprise d'entreprise. Mais encore faut-il que ce projet soit accompagné par un conseil en évolution professionnelle et qu'il soit validé par la commission paritaire interprofessionnelle régionale.

Les critères changent

Pour toucher le chômage, ça ne suffit encore pas. C'est Pôle emploi qui va donner le feu vert final. L'organisme est chargé de vérifier la mise en œuvre réelle du projet. De quoi réfléchir à deux fois avant de se lancer et aller voir Pôle Emploi pour prendre quelques garanties. Pour vous aider : un site.

Deuxième nouveauté cette année, les indépendants ont droit au chômage. Là aussi il s'agit d'une promesse de campagne d'Emmanuel Macron. Et là aussi elle a été limitée. Pour toucher seulement 800 euros pendant six mois, les indépendants – agriculteurs, artisans, commerçants, petits entrepreneurs – devront avoir été placés en liquidation judiciaire ou en redressement judiciaire. Et avoir généré un minimum de 10 000 euros de chiffre d'affaire par an pendant deux ans.

Troisième changement, il faut travailler davantage pour toucher le chômage. Il faut avoir travaillé six mois au cours des deux dernières années, alors qu'auparavant il suffisait d'avoir travaillé quatre mois au cours des 28 derniers mois. Une bonne nouvelle : la durée minimale d'indemnisation change elle aussi, elle augmente, passant de quatre mois à six mois.

Recharger ses droits au chômage devient plus difficile

Jusqu'à présent, il suffisait de travailler un mois pendant sa période de chômage pour voir sa couverture prolongée d'autant. Désormais il faut travailler six mois.

Dernière mesure, le retour de la dégressivité des allocations, mais seulement pour les chômeurs les mieux indemnisés. Ceux dont les revenus dépassent les 4 500 euros bruts mensuels. Au bout de six mois de chômage, leur allocation diminue de 30%, sans toutefois pouvoir descendre sous un minimum de 2 260 euros par mois.

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