C'est ma santé. Se faire vacciner contre le Covid-19 ? Manque de doses et prises de rendez-vous difficiles

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Aujourd'hui dans "C'est ma santé", on parle de la vaccination contre le Covid-19, avec le manque de doses de vaccins, ce n'est pas toujours facile de décrocher un rendez-vous dans un centre.

C'est difficile en ce moment d'obtenir un rendez-vous pour se faire vacciner. On en parle avec Jean-Paul Hamon, médecin généraliste à Clamart et président d'honneur de la Fédération des médecins de France.

franceinfo : Est-ce que c'est une plainte de beaucoup de vos patients ? 

Je peux vous dire que ça, je l'entends quotidiennement, et quasiment à chaque consultation, dès qu'il s'agit d'une personne fragile. Parce que d'abord, elle passe un temps fou, soit sur Internet qui ne maîtrise pas complètement. Bon pour moi, à Clamart, la mairie a monté un standard, avec une dizaine de personnes qui répondent. Donc là, on réussit à avoir le numéro de la mairie. Et puis ils inscrivent les gens sur, je crois que Clamart, ça doit être Doctolib.

Il doit y avoir plus de 2 000 personnes sur la liste d'attente. Ça va être long, d'autant plus qu'on a, comme tout le monde sait, pas beaucoup de doses. Donc on doit faire 420 vaccinations par semaine. Donc, à ce régime là, les 2 500 personnes qui sont sur la liste d'attente ne sont pas près d'être vaccinées. 

Vous, vous faites les vaccinations ? Est ce qu'il y a des gens qui se demandent s'ils auront leur deuxième injection parce que c'est essentiel pour être réellement protégé contre le Covid ?  

Alors c'était la question qu'on m'a posée ce matin puisque je sors du centre de vaccination. Et toutes les personnes me disent mais il y a une date de vaccination, alors la date de vaccination pour nous est systématiquement de 4 semaines. Mais quand ils ont entendu que ça pouvait durer de cinq à six semaines, alors j'essaye de les rassurer en disant : écoutez, si des fois, dans quatre semaines, on manque de doses, bon, ce sera pas un drame si on est obligé de vous la faire qu'à la cinquième semaine.

Il y a eu des recommandations de la Haute Autorité de santé qui ont été claires, bien que le ministre derrière a dit : nous allons faire quatre semaines. Il y a aussi cette histoire de doses parce nous, actuellement, on nous demande de faire six doses systématiquement avec un flacon de 5. Certes, on peut le faire la plupart du temps, mais là, par exemple, aujourd'hui, les infirmières ont été toutes attristées parce que il n'y avait qu'un flacon, elles n'ont pu faire que quatre doses. Il y a eu un petit accident d'aiguille et donc on n'a fait que quatre doses, donc là faire systématiquement six doses, je peux vous dire que c'est un exploit.

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