C'est ma santé. L'AVC : comment le repérer

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30 000 décès et 30 000 personnes restent lourdement handicapées à cause des AVC chaque année en France. Des décès et des séquelles qui peuvent être évités.

Chaque année en France, les AVC sont à l'origine de 30 000 décès et 30 000 personnes restent lourdement handicapées. Face à ce constat, les professionnels de santé se mobilisent. Le plus souvent ils surviennent parce que nous ne savons pas repérer rapidement un AVC.

Les signes qui doivent alerter sont très simples et on ne peut pas confondre un accident vasculaire cérébral (AVC) avec un autre problème cardiaque. D'abord, le visage se fige, se paralyse avec la lèvre qui est tombante. Ensuite, alors que tout allait très bien, la personne a soudain des difficultés pour s'exprimer, elle devient difficile à comprendre. Troisième signe très caractéristique, un côté du corps devient inerte, il y a un engourdissement brutal d'un bras ou d'une jambe. Face à ces trois signes, il n'y a pas à hésiter une seule seconde, la seule chose à faire est d'appeler immédiatement le 15. Chaque année environ 150 000 personnes sont victimes d'un AVC dans notre pays, cela veut dire un accident toutes les quatre minutes.

Une course contre la montre

Un accident vasculaire cérébral apparaît quand le sang n'arrive plus jusqu'au cerveau. Il peut y avoir deux raisons : dans 80% des cas c'est un vaisseau sanguin qui se bouche et dans 20% des AVC, c'est un vaisseau qui éclate ou qui se déforme, entraînant une hémorragie cérébrale. Mais le résultat final est le même : les cellules du cerveau ne reçoivent plus l'oxygène apporté par le sang et elles meurent. Il faut donc agir très vite pour rétablir le flux sanguin car plus le temps passe, plus les dégâts sur le cerveau deviennent irréversibles. Les urgentistes constatent que si l'artère est débouchée dans un délai d'une heure et demie, les dégâts sont minimes. Au-delà d'une période allant de 4h30 à 6 heures, on atteint un point critique.

Les femmes plus touchées par les AVC

Contrairement à une idée largement répandue, les femmes sont plus touchées que les hommes avec des séquelles plus lourdes. Selon une étude publiée récemment par une chercheuse de l'Inserm, plusieurs explications sont possibles : d'abord les femmes sont davantage concernées par des facteurs de risques comme l'hypertension ou la fibrillation auriculaire.

Certains contraceptifs à base d'œstrogènes augmentent le danger de faire un AVC. Selon le Bulletin épidémiologique hebdomadaire, en 2013, les AVC ont tué un peu plus de 18 000 femmes et 13 000 hommes.

Et une tendance se confirme : alors que l'AVC frappe majoritairement des personnes de plus de 65 ans, on voit depuis quelques années une diminution des cas chez les septuagénaires et une augmentation très sensible chez les moins de 65 ans.

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