C'est ma santé. Comment passer les fêtes en famille malgré le Covid

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Des fêtes de fin d'année inédites. Des vacances de Noël qui ne pourront pas se vivre comme à l'accoutumée dans les familles ou sur nos lieux de résidence. 

Dans C'est ma santé, on évoque aujourd'hui les fêtes de Noël et du jour de l'An, avec Jean-Paul Hamon, médecin généraliste à Clamart, président d'honneur de la fédération des médecins de France. 

franceinfo : Est-ce que vos patients vous parlent et s'inquiètent de ces fêtes de Noël inédites, ils se demandent comment faire ? 

Jean-Paul Hamon : C'est vrai qu'ils s'inquiètent tous de leur rencontre avec les parents, avec les grands-parents, et on leur dit à tous que le virus ne s'arrête pas à l'entrée de la maison, qu'il faut maintenir les mesures barrières à l'intérieur des maisons. Pensez à gérer les pièces parce que bien qu'on soit un 24 et 25 décembre, il fait frais. Mais il faut aérer les pièces.

Il faut que le virus quitte la maison et l'aération des pièces est un des éléments majeurs pour empêcher cette contamination. Et on met le masque naturellement. Quand je dis qu'on respecte les mesures barrières, c'est mettre le masque, respecter les distances et naturellement, éviter les embrassades qu'on a bien envie de faire. Et puis, se laver régulièrement les mains. 

Mais le masque, c'est quand même bizarre d'avoir un masque en présence de son frère, sa sœur, de sa tante et de sa grand mère ?

C'est sûr. Mettre le masque, mais quand ? Quand on est à la maison et surtout, on peut le retirer quand on est à table. Mais il ne faut pas oublier que si les restaurants actuellement sont fermés, c'est parce qu'on reste longtemps à table. On postillonne, même si ça ne se voit pas. Dans les aérosols, le virus se transmet. Et donc, à table, il faut au moins avoir une distance d'un bon mètre. Les Australiens disent un mètre cinquante, alors c'est sûr qu'il faut avoir une grande table. C'est sûr aussi qu'il ne faut pas être plus de 6 à table, selon les recommandations du gouvernement. On peut mettre une petite table pour les enfants, à côté. 

Et les enfants, qu'est-ce qu'on leur donne comme consigne ? 

Vous savez, moi, ceux que je vois en consultation, ils sont tous très mignons. J'ai vu des gamins de trois ans, quatre ans, avec leur petit masque, qui font attention. Ils savent qu'il ne faut pas faire de gros bisou au grand-père ou à la grand-mère, qu'il faut faire très attention. Et ça, ils l'ont bien compris. 

Jean-Paul Hamon est l'auteur d'un livre intitulé Qui veut la peau de nos généralistes ? qui vient d'être publié aux éditions Albin Michel.

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