Des huîtres nourries aux micro-plastiques

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Une étude française montre l'impact de la pollution plastique sur le développement et la reproduction des huîtres. Une alerte alors que les tonnes de plastiques déversées en mer ne cessent de croître.

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 C'est un biologiste marin de l'Ifremer à Brest, Arnaud Huvet qui a publié cette étude dans les comptes rendus de l'académie américaine des sciences. Il a déversé dans un bassin expérimental de grandes quantités de plastique. Dans ce bassin, ses huitres se sont nourries de ces particules qui sont aussi petites que le phytoplancton qu'elles mangent d'habitude. Il a comparé ce qui se passait au bout de deux mois pour ces huitres et d'autres mises dans un bassin sans micro-plastiques.

Le taux de fécondation par rapport à des huitres moins polluées était inférieur de 41%. Comprenez que pour des ostréiculteurs, il vaut mieux que la pollution plastique des mers n'augmente pas s'ils veulent garder leur niveau de production.

Lors du sommet de Davos fin janvier, l'ancienne navigatrice Ellen Mac Arthur, aujourd'hui à la tête d'une fondation de défense de l'environnement, estimait même que d'ici 2050, le poids des plastiques dans la mer serait supérieur à celui des poissons. Sa fondation aidée par le cabinet Mac Kinsey a pris le ratio entre les chiffres connus sur les stocks de poissons et sur les tonnes de plastique qui échappent au recyclage.

En effet seulement 5 % des plastiques produits sont recyclés. Le cabinet estime que si rien ne change pour améliorer le recyclage, on aura encore plus de plastique dans l'eau à l'avenir. Selon ces calculs, en 2025, il y aura 1 tonne de déchets pour 3 tonnes de poissons et autant en 2050.

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