C'est ma planète. Va-t-on venir à bout de la pollution plastique?

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Alors que même l'océan Arctique est contaminé par des micro plastiques, une chercheuse espagnole vient de découvrir une larve qui dévore le plastique.  Peut-être un espoir contre le fléau de cette pollution.

Apicultrice à ses heures perdues, Fédérica Bertocchini, chercheuse à l'université de Santander (Espagne) a fait cette découverte un peu par hasard. Elle a remarqué qu'en posant sur du plastique de la cire d'abeilles venant des ruchers infectés par un parasite, le sac était rapidement criblé de trous. D'autres observations en laboratoire ont montré qu'une centaine de larves de la fausse teigne de la cire, un papillon très répandu, pouvait dévorer un sac de supermarché en moins d'une heure. Ce parasite pourrait donc nous donner un sérieux coup de main puisqu'on ignorait jusqu'à présent comment biodégrader le polyéthylène de nos sacs plastiques alors que nous en produisons 80 millions de tonnes chaque année.

Une contamination de tous les océans

On connaissait l'existence des continents de plastiques qui flottent au milieu des océans Atlantique et Pacifique. On sait aussi que les mers semi-fermées comme la Méditerranée étaient contaminées par plus de 250 milliards de micro-fragments sur sa partie nord. Une étude publiée la semaine dernière dans Sciences Advances montre que l'océan polaire est aussi contaminé. En 2013, l'équipe d’Andres Cozar, de l’université de Cadiz,  avait repêché depuis la goelette scientifique Tara des micro-billes de plastiques de la taille de grain de riz. Ces plastiques n’ont pas été jeté par les ours polaires ou les Inuits mais ils sont remontés des côtes américaines et d’Europe du Nord. Pire, la circulation des courants océaniques les concentrent en mer du Groenland et de Barents où ils arrivent dans une impasse. Ainsi, les chercheurs estiment qu’il y en aurait jusqu’à 110 millions de tonnes ; sans compter tout ce qui est tombé dans le fond.

L'Arctique en danger

L’Arctique est l'une des dernières zones du globe très sauvages et préservées de la présence humaine. Déjà qu’il subit à vitesse "grand V" les effets du changement climatique. Les espèces n’ont pas beaucoup de temps pour s’adapter à ses nouvelles conditions que les voilà confrontées à une autre pollution grandissante. Pas question non plus de larguer des larves de ce papillon dévoreur de polyéthylène partout mais l'enzyme de son système digestif pourrait permettre de biodégrader le plastique que l'on récupèrait dans les océans ou les décharges. Pour la chercheuse, Fédérica Bertocchini : "Ce n'est pas une raison pour en jeter dans l'environnement".

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