C'est ma planète. Que reste-t-il du dieselgate ?

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Le Parlement européen a voté mardi 4 avril une liste de recommandations pour éviter qu'un nouveau scandale éclate. De tous petits pas au regard de l'immense triche organisée.

Le Parlement européen a voté, mardi 4 avril, une liste de recommandations pour éviter qu'un nouveau scandale éclate. De tous petits pas au regard de l'immense triche organisée.

Les parlementaires écologistes parlent d’occasion manquée, eux qui espéraient que l'assemblée vote la mise en place d'une agence européenne de surveillance : sorte de gendarme de la pollution des voitures. Finalement non ! Ce sera à chaque Etat membre de contrôler ce qui se passe sur son territoire. Cette recommandation a été préconisée par la commission d'enquête parlementaire sur les émissions du secteur automobile mise en place il y a un an.

Quarante-cinq membres de bords politiques et de pays différents ont mené une cinquantaine d'auditions et ont rédigé un rapport édifiant sur le sujet. Ils écrivent que la pratique était connue depuis plus de 10 ans par les Etats membres et par la Commission européenne. Pourtant, aucune autorité, ni nationale ni européenne, ne s'est penchée sur le problème. Ils dénoncent la lenteur du processus avant d'envisager de changer les pratiques. Pour eux, cela s'explique par la pression des constructeurs, et du choix politique de ne pas imposer aux entreprises des charges supplémentaires après la crise financière de 2008. Un choix au détriment de la santé des citoyens européens.

Quelles avancées ?

Même si ce ne sont pas des directives mais des recommandations, le Parlement a accepté le principe de faire varier les tests d'homologation de façon imprévisible pour repérer un éventuel logiciel truqueur. Un "forum" avec des ONG ou des associations de consommateurs permettrait d'avoir un droit de regard sur le système d'homologation. Enfin, une compensation financière est envisagée pour les propriétaires de Volkswagen en Europe.

Volkswagen numéro 1

A partir de septembre prochain de nouveaux tests plus proches des conditions réelles de conduite vont être mis en place. S'il n'y avait pas eu ce scandale et un enjeu de crédibilité pour la Commission européenne, ce système aurait pu être encore repoussé aux calanques grecques.

Mais si les tests sont mieux faits, c’est à condition de relever les normes de pollution en particulier des oxydes d'azote (NOx).  Cette condition ne plaît pas du tout aux élus des villes qui luttent pour l'amélioration de la qualité de l'air. Les centres d'essai des voitures seront mieux évalués par des autorités nationales responsables des homologations. L'idée est de contrôler les véhicules, également, une fois sur le marché et pas seulement avant qu'ils n'entrent en circulation.

Enfin, les constructeurs pris la main dans le sac risqueront 30 000 euros d'amende par voiture. Sur le papier, c'est mieux. Reste à voir comment ce sera appliqué.

En revanche, Volkswagen semble s’être très bien relevé de ce scandale : deux ans après le voilà numéro un des constructeurs sur le plan mondial. A se demander si les automobilistes eux en ont tiré les leçons.

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