C'est ma planète. Les apprentis sorciers du climat

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Maintenant que les Etats Unis sont sortis de l'accord de Paris que va-t-il se passer pour notre planète? Il reste quand même des volontaires aux Etats Unis pour lutter contre le réchauffement climatique mais aussi de nombreux projets de recherche veulent changer notre climat.

Donald Trump vient d'annoncer le retrait des USA de l'accord de Paris sur le climat. Sans l'aide de l'administration centrale, les villes et les Etats américains qui restent engagés dans la lutte climatique auront encore plus de travail. Jerry Brown, le gouverneur démocrate de la Californie, s’est dit prêt à dialoguer directement avec les autres pays si cela s’avérait nécessaire. La Californie est quand même la sixième puissance mondiale et elle s’est engagée à produire 50 % de son électricité avec des renouvelables d’ici à 2030. Elle a aussi pris l'engagement de réduire de 80 % ses émissions de gaz a effet de serre d'ici 2050.

Même dans certains états républicains, dont les gouverneurs étaient plutôt hostiles à l'accord de Paris, comme le Texas ou l'Iowa aujourd'hui le rythme d'installation des renouvelables est plus fort que celui des fossiles. Michael Bloomberg, ancien maire de New York, avait déjà affirmé qu’en cas de sortie des États-Unis de l’accord de Paris, les maires de 128 villes américaines signeraient l’accord de Paris de manière indépendante. La ville d'Atlanta a récemment décidé de n’utiliser que des énergies propres d’ici 2035. Mais est-ce-que la somme de tous ces efforts suffira ? Rien n'est moins sûr.

La géo-ingéniérie pour capter plus de CO2

Depuis plus de 10 ans, face à la paralysie politique pour contraindre nos industries à émettre du CO2, de nombreux chercheurs réfléchissent à des solutions techniques pour capter plus de CO2 ou limiter les rayonnements solaires et donc éviter que le climat ne se réchauffe. C'est ce que l'on appelle la géo-ingénierie. Comme, par exemple, épandre du sulfate de fer dans l'océan pour qu'il absorbe plus de CO2, ou alors capter et enfouir dans le sol dans d'anciennes poches de gaz le CO2. Un projet de captage de CO2 a d'ailleurs été mené par Total à Lacq près de Pau mais les injections ont stoppé et l'industriel surveille les conséquences environnementales. Il faut dire que les viticulteurs du Jurançon tout proche craignaient aussi de produire du vin à bulle.

Parmi les autres projets, il y en a qui visent à maîtriser les nuages et les précipitations. En 2008, pour éviter que les cérémonies des Jeux olympiques de Pékin ne soient gâchés par la pluie, les Chinois ont envoyé dans les nuages des paillettes d'argent pour faire pleuvoir juste avant les festivités. Faire pleuvoir pour abreuver les sols ou créer des nuages pour se protéger des rayons du soleil, aujourd'hui une cinquantaine de projets de ce type sont à l'étude. Mais de nombreux scientifiques alertent aussi sur leur risque de pollution sur l'environnement. 

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