C'est ma maison. Vend-on mieux avec un bon diagnostic de performance énergétique ?

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La performance énergétique du logement a un impact sur le prix de vente, c’est la conclusion d’une étude menée par le Conseil supérieur du notariat.

Charlie Cailloux, conseiller juridique pour le site immobilier PAP.fr, explique aujourd'hui que oui, on vend beaucoup plus cher un logement qui est performant énergétiquement.

Oui et c’est assez significatif ! Selon les régions, les maisons de classe A et B se sont vendues de 6 à 14% plus cher que celles de classe D.  Pour les appartements, l’impact de la performance énergétique est plus aléatoire : en Occitanie, un appartement classé A ou B peut se vendre 22% plus cher qu’un appartement moyen, alors que l’étiquette n’a aucun impact sur le prix en Normandie, en Centre-Val-de-Loire ou à Paris.

Classe A, B, D, à quoi ça correspond tout ça ?  

C’est l’étiquette énergétique du logement que l’on obtient lorsque l’on fait un diagnostic de performance énergétique, obligatoire lors d’une vente. Un logement en A, c’est un logement très bien isolé et très économe en énergie et G, c’est une passoire énergétique. La majorité des logements (près de 40 % des logements vendus en 2017) est classée D.

Et qu’en est-il lorsque le logement est moins bien isolé ? 

Le prix d’une maison mal isolée peut subir une décote allant de 10 à 17% par rapport à une maison moyenne. Pour les appartements, une mauvaise étiquette ne génère pas une moins-value conséquente, aux alentours de 5% en général. En résumé, une mauvaise performance énergétique pénalise plus les maisons que les appartements.

La solution pour améliorer la performance énergétique, c’est de réaliser des travaux !  

Oui mais attention ! Une étude de l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) montre que bien souvent les travaux d’économie d’énergie ne permettent pas toujours le gain espéré. Ainsi, sur les 5 millions de maisons individuelles qui ont fait l’objet de travaux de rénovation énergétique entre 2014 et 2016, seul un quart ont gagné une classe énergétique. Pour les 75% restants, il y a sans doute eu un gain de confort (c’est la principale motivation de ceux qui engagent ces travaux) mais pas suffisant pour passer d’une classe à l’autre.

 Et pourquoi ?  

D’abord une question de prix ! Le coût moyen des travaux réalisés entre 2014 et 2016 est de 11.750 euros par logement. Or, il faudrait consacrer environ 15.900 euros pour gagner une classe, et 25.900 euros pour gagner deux classes. Et puis, l’enquête de l’Ademe pointe également un manque d’information des ménages : seuls 15% disent avoir avoir bénéficié d’un accompagnement et d’information.  

Vers qui s’orienter si on envisage des travaux d’économie d’énergie ?  

Vous pouvez consulter un nouveau site qui a été lancé par l’Ademe, ça s’appelle faire.fr ! Vous pouvez y prendre rendez-vous avec un conseiller qui pourra vous donner toutes les informations utiles, notamment sur les travaux à réaliser ou sur les aides financières (Cite, éco-PTZ..).

PAP.fr
PAP.fr (PAP.fr)

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