C'est ma maison. Étiquette énergie : quel impact sur le prix de vente ?

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Les Notaires de France viennent de publier une nouvelle étude sur la valeur verte des logements en 2019. L’objectif de cette étude, c’est d’estimer l’impact de la performance énergétique d’un logement sur son prix de vente. 

Quel est l'impact de la performance énergétique d'un logement sur son prix de vente ? Les Notaires de France viennent de publier une nouvelle étude sur la valeur verte des logements en 2019. Charlie Cailloux, conseiller juridique pour le site immobilier PAP.fr, hous donne quelques précisions, notamment en fonction des régions. 

franceinfo : Parlons concrètement, est-ce qu’on vend plus cher un logement performant énergétiquement ?

Charlie Cailloux : Oui bien sûr ! Mais ce que l’on appelle la valeur verte, c’est-à-dire la plus-value engendrée par la bonne performance énergétique du logement, n’a pas le même impact selon la région où se situe le bien, et selon le type de logement vendu, appartement ou maison individuelle. Pour leur étude, les notaires se sont basés sur le DPE, vous savez, c’est le diagnostic de performance énergétique qui doit être remis à l’acheteur lors de la vente et qui classe le logement de A (logement très performant) à G (passoire thermique).  

Et donc quel est l’impact de la valeur verte sur le prix de vente des logements ? 

Selon les régions, on vend un appartement classé A ou B de 4% à 20% plus cher qu’un appartement classé D (donc moyennement performant). Pour les maisons, selon les régions, on vendra une maison A ou B de 6 à 16% plus cher qu’une maison D. Voilà, ça c’est la prime à la performance énergétique, mais il y a aussi la punition pour les passoires thermiques : par rapport à un logement D, un appartement classé en F ou G se vendra de 3 à 9% moins cher et une maison F ou G de 6 à 18% moins cher.   

Est-ce qu’il y a des disparités géographiques ?

Oui, dans les zones les plus tendues comme Paris et sa petite couronne, on se rend compte qu’une mauvaise étiquette énergétique ne pénalise pas vraiment le prix de vente : parce que la demande excède largement l’offre de logements, parce que les biens sont rares, les acheteurs n’ont pas la marge de négociation suffisante pour faire baisser le prix des logements mal isolés. On peut quand même mentionner une petite décote de 2% pour les appartements les moins bien notés.  

Mais alors si globalement on vend plus cher un logement bien isolé, est-ce qu’on peut se lancer dans ces travaux dans l’optique d’une future plus-value ?

Non ! On ne fait pas les travaux d’économie d’énergie pour faire une plus-value, on le fait pour économiser l’énergie et augmenter son confort. On vient de voir qu’avec une très bonne étiquette énergie, on vend plus cher mais les travaux pour passer de la lettre F à B sont très lourds.

Pour un appartement, gagner plusieurs classes énergétiques, ça signifie engager la rénovation générale de l’immeuble, et donc, se mettre d’accord avec les autres copropriétaires. Pour une maison, passer de F à B, ça vous coûtera plusieurs dizaines de milliers d’euros... Pas certain que vous les récupériez au moment de la vente, sauf peut-être si vous profitez de ces lourds travaux pour agrandir la surface du logement et gagner des m2 (faire une extension ou rehausser la maison).  

La valeur verte devient en tout cas un critère de choix des acheteurs ? 

Oui, la maîtrise de la consommation énergétique, c’est une tendance lourde ! Avoir un logement bien isolé, c’est maîtriser ses factures de chauffage. Et de toute façon, la loi va obliger les propriétaires de passoires thermiques à les rénover. Dans les années à venir, la valeur verte deviendra un impératif.   

De Particulier à Particulier.
De Particulier à Particulier. (PAP.FR)

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