L'Europe funéraire n'existe pas

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Du nord au sud du continent, les pays européens ont des traditions et des pratiques différentes dans le déroulement des obsèques. A commencer par le choix de la crémation ou de l'inhumation.

Si la crémation représente 30% en France, elle atteint le taux de 70% dans l'Europe du nord et même plus en République tchèque. En revanche, en Italie, les crémations sont peu pratiquées sauf dans le nord du pays et en Grèce, le taux est proche de zéro. La France et l'Espagne développent les centres funéraires ou funérariums mais cette tendance ne fait que commencer dans la péninsule italienne. Une autre différence porte sur le contrat de Prévoyance dans lequel une personne prévoit de son vivant l'organisation de ses obsèques. 70% des espagnols ont recours à ces contrats contre 30% au Royaume-Uni et en Belgique, 20% en France cette année, et moins de 15% en Allemagne. Dans ce domaine du funéraire, il n'y a pas de réglementation européenne à l'exception du transport des défunts d'un pays à l'autre. Pour transporter le corps d'une personne décédée au sein de l'Union européenne, les entreprises funéraires ont en effet l'obligation d'utiliser un cercueil métallique, hermétiquement clos et placé dans un cercueil de bois. Cette obligation découle d'un accord international remontant à 1937 et d'un accord du Conseil de l'Europe de 1973. La profession demande une révision de ces dispositions car pour des raisons techniques et environnementales, il est impossible de procéder à la crémation des corps rapatriés.

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