C'est comment ailleurs ? Les assistants parlementaires en Europe

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Alors que la justice ouvre une enquête au sujet de l'emploi de l'épouse et de François Fillon, franceinfo s’intéresse aux attachés parlementaires en Allemagne et en Grande-Bretagne

En Europe, certaines législations permettent à un parlementaire d'employer une personne de sa famille comme assistant. D'autres, pas du tout. Les enveloppes consacrées à ces dépenses varient également d'un pays à l'autre.

Pas de politique en famille en Allemagne

Au Bundestag à Berlin, il est interdit d'utiliser l'enveloppe annuelle pour payer époux, épouse ou conjoint actuel ou passé. Cette enveloppe, soit dit en passant, est plutôt épaisse avec 20.800 euros par mois, alors que le député français touche 9.500 euros pour payer ses assistants parlementaires.

En Allemagne, il existe des associations de transparence qui traquent les écarts, notamment dans les parlements régionaux.

In Britain, we are familly  

A l'inverse de l'Allemagne, il y a la Grande-Bretagne. Sur 650 députés de la chambre des communes, environ 150 (presqu'un quart) emploient un membre de leur famille. A l'Assemblée nationale à Paris, c'est 20% des députés.

Cela dit, depuis 2010, en Grande-Bretagne, un seul emploi de ce type est autorisé par député et il existe une autorité indépendante qui veille à ce que ce ne soient pas des emplois fictifs.  L'enveloppe du parlementaire britannique pour ses assistants est de 14.000 euros. 

Parlement européen

Au Parlement européen, il y a des restrictions depuis 2009. Un député ne peut plus employer un proche.

Au Parlement, à Strasbourg et Bruxelles, il y a beaucoup d'assistants. 4.000 en comptant ceux qui travaillent dans les circonscriptions. Chaque député touche 21.000 euros par mois pour son équipe d'assistants : et il y a en moyenne 5 assistants par député.

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