The dark side of the groom

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

La face cachée du Z, du duo Yoann et Fabien Vehlmann, entraîne sur la lune un Spirou aussi nouveau dans l’esprit que traditionnel dans le graphisme.

Bon, y a-t-il encore quelque chose à dire sur Spriou ? La question peut se poser au moment où parait la face cachée du Z, 52e volume des aventures du groom le plus célèbre du monde et second album du duo Yoann au dessin et Vehlmann au scénario à quo les éditions Dupuis ont confié la lourde tâche de relancer l'intérêt faiblissant des lecteurs pour l'icöne de la BD franco-belge.

Pour ce qui est du graphisme, Yoann et Vehlmann ont pris le parti de la tradition. Ils ont été assez malins pour permettre à Spirou de retrouver son costume rouge et son calot à boutons dorés. Le changement, on le trouvera donc du côté de la personnalité du héros, plus naïf et versatile que par le passé, un peu moins intelligent apparemment et facilement violent... sans parler de la longue séquence où il a beaucoup de poils et les yeux rouges. Ils n'ont pas l'impression d'avoir exagéré là, les héritiers de Franquin ?

Les deux complices ont pris du plaisir à revitaliser les personnages les plus historiques de la série, Spirou et Fantasio bien sûr, mais aussi Zorglub, le comte de Champignac, l'écureuil Spip. Ils ont aussi créé de nouvelles figures qui ne manquent pas de sel comme Poppy Bronco, le chef de la sécurité au look de mercenaire surarmé, ou ce client d'hôtel de luxe très bling bling dont la chapka semble faite en peau de Marsupilami. Bref, au moment ou Tintin joue les mutants sur les écrans en "motion capture" et 3D, il est réconfortant de voir Spirou poursuivre, à 72 ans, son parcours pépère de héros de BD. Euh, pas si pépère que ça...

La face cachée de Z , aux éditions Dupuis

Tous les 15 jours, Jean-Christophe Ogier accueille ici la chronique "Info manga" de Laetitia de Germon de la rédaction de franceinfo.fr. Pour vous guider parmi les nombreuses, parutions, Laetitia vous livre sa sélection et ses coups de coeur.

Sous notre atmosphère d'Osamu Tezuka aux Edtions H

Les Editions H livre un recueil de seize nouvelles d'Osamu Tezuka originellement prépubliées entre 1968 et 1970 dans l'un des premiers magazines de manga au Japon à viser un public de jeunes adultes, Play Comic des éditions Akita Shote. On y croise un prisonnier en fuite qui prend un couple et leur bébé en otage, une fugueuse amoureuse d'un clochard, un espion industriel ou encore un homme qui décide d'épouser son robot. Ce livre se termine sur une postface de Xavier Hébert, co-traducteur et adaptateur du recueil et spécialiste d'Osamu Tezuka.

Un très bon recueil dont le cynisme peut éventuellement déranger certains lecteurs. Les récits, assez courts et dont la conclusion est souvent étonnante, nous plongent dans des univers étranges, cocasses, parfois glauques, insidieux, à la limite du paranormal et mélangeant les genres : science-fiction, mystère, thriller, western...

Lire un extrait de Sous notre atmosphère

Hideout de Masasumi Kakizaki chez Ki-oon

Seiichi Kirishima est un écrivain à succès, mari comblé et papa d'un jeune garçon. Tout bascule cependant le jour où son éditeur met fin à leur collaboration. Les ténèbres s'immiscent dans sa vie. Il se retrouve très vite criblé de dettes, et, aprè la mort de son fils, son couple bat de l'aile. A bout de nerfs, Seiichi Kirishima entraîne sa femme sur une île pour se débarrasser d'elle. Rien ne se passe comme prévu et la descente aux enfers ne fait que commencer.

Un one-shot brut, aux graphismes très noirs et bien maîtrisés, dont l'histoire, si elle reste très classique, n'en est pas moins prenante. Masasumi Kakizaki transforme une chasse à l'homme en huis-clos oppressant. Un manga d'épouvante dont l'ambiance ne retombe pas et qui remplit bien sa mission.

La bande-annonce de Hideout
Lire un extrait de Hideout

Venus ni arazu de Yuki Yoshihara chez Panini Manga

Yoshiko Misyoshi rêve de devenir mannequin, mais ne décrochant que de petits contrats, elle est obligée de poser comme modèle vivant dans une école d'art. Très vite, elle va découvrir qu'elle travaille pour Chujo Taro, un célèbre sculpteur, qui a les mains très baladeuses. Mais, contrairement à ce qu'elle croit, le maître ne s'intéresse pas à la bagatelle, mais uniquement à sa structure osseuse. Le plus dur pour Yoshiko Misyoshi va être des rester concentrée sur son travail sans tomber sous le charme du sculpteur.

Yuki Yoshihara revient avec une histoire dans le style de ses précédents manga et qui fait son succès. avec un graphisme similaire à ses autres ouvrages, ce manga en deux tomest est assez drôle et plaira aux fans de Yuki Yoshihara. En bonus, une histoire courte est ajoutée à la fin de chaque tome.

Vous êtes à nouveau en ligne