BD, bande dessinée. Un été d'anticipation : tous masqués, The Private Eye

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BD, Bande dessinée revient sur une sortie qui imagine le monde d'après. Le masque nous protège du Covid 19. Viendra un jour où nous en porterons pour préserver notre vie privée. C'est la thèse de "The Private Eye". 

Il n’a pas fallu longtemps pour qu’au printemps, le masque, devenu obligatoire pour cause de Coronavirus baladeur, ne se convertisse en nouvel accessoire de mode.

Pour vivre heureux, vivons cachés

Bariolé, "designé", plus ou moins couvrant, à carreau ou motif léopard, il a vite reflété la personnalité de celle ou celui qui le portait. Mais bien évidemment, le masque cache autant qu’il montre. A Hong Kong, il permettait aux jeunes protestataires qui défient le régime chinois de déjouer les logiciels de reconnaissance faciale. A lire The Private eye, en matière de masques, nous n’avons encore rien vu.

Le jour viendra où chacun en portera un pour protéger son identité. Dans pas longtemps, quand le "Cloud", où sont stockés toutes nos données, nos photos, nos historiques de recherches parfois honteuses, nos relevés de compte en banque et nos carnets de santé, aura explosé et que chacun pourra fouiller dans la vie privée de son voisin… pour peu que celui-ci se découvre.  En présentant son projet au dessinateur Marcos Martin, le scénariste américain Brian K. Vaughan lui avait dit : "Nos parents craignaient Big Brother ? Avec le grand déluge d’informations confidentielles, nous sommes devenus Big Brother !"

Nous sommes aujourd’hui dans quelque chose de complètement impudique, surtout pour les jeunes générations qui se dévoilent sur Internet de façon désinhibée et souvent irréfléchie. Il y aura un retournement de situation.

Le traducteur Jérémy Manesse

L’histoire de The private eye se passe à Los Angeles, en 2076. Autant dire demain. Le protagoniste de The Private eye est un détective privé, qui vit à la marge et travaille sans autorisation. Son objectif : parvenir à photographier ses cibles au moment où, persuadées d’être enfin à l’abri des regards, elles retirent leur seconde peau.

Dans ce polar futuriste aux couleurs pimpantes, pas de super héros pour faire régner l’ordre. Pour ça, il y a le quatrième pouvoir, les journalistes, devenus assez intrusifs. Quant aux personnes les plus puissantes, ce seront un jour les bibliothécaires, les seules qui auront le droit de conserver la mémoire du monde.

The Private eye de Brian K. Vaughan et Marcos Martin, chez Urban comics.  

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