Vivent les maths

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A première vue, le nouveau prix Nobel décroché par la France, et empoché par Serge Haroche pour ses travaux de physique quantique va relancer l'éternelle compétition entre les "forts en maths" et les "forts en thème".

Et vous, à l'école, de quel clan étiez
vous ? De ceux qui faisaient leurs dissertations ou leur rédacs pendant
les cours de maths ? Ou à l'inverse de ceux qui faisaient des maths
pendant les leçons de lettres ou de philo ?

Bonne question car on a un peu le sentiment qu'à l'exception
des petits ou grands génies qui forcent l'admiration en maitrisant avec un égal
bonheur les "chiffres et les lettres" , les hommes et les femmes se
divisent en deux tribus distinctes sinon antagonistes : les littéraires et
les scientifiques.

Mais Dieu merci, les statistiques que nous offre le hit
parade des prix Nobel depuis leur création en 1901 attestent d'un assez
remarquable équilibre de la matière grise française.

A ce jour, 58 Français ont reçu cette prestigieuse
distinction. 10 prix Nobel de la paix, mais oui, dont le dernier en date pour
l'ONG "Médecins Sans Frontières" en 1999. 8 Prix Nobel de chimie, 13 en
physique, 13 aussi en médecine et 14 (c'est le record) en littérature, parmi lesquels
Gide, Bergson, Sartre, Camus et Le Clézio.

Tout cela est fort réjouissant et atteste de la bonne santé
de l'intelligence made in France. Mais vu le niveau quasi caniveau de la
rentrée littéraire, vu l'appauvrissement consternant, populiste et démagogique
de ce que les auteurs offrent aux lecteurs, il y a fort à craindre que
s'agissant de la France, le compteur des Prix Nobel de littérature ne reste bloqué
un certain temps.

Alors, vivent les maths ! Comme disait l'autre, "j'ai
tout compris aux maths, il y a trois sortes de gens : ceux qui savent
compter et ceux qui ne savent pas". 

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