Valls lave plus blanc

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A première vue, depuis qu'il a cloué le bec au pseudo humoriste Dieudonné, puis s'est félicité publiquement des cinq matchs de suspension dont a écopé en Angleterre le pseudo footballeur Nicolas Anelka pour avoir effectué une "quenelle" pendant un match, le bien aimé Manuel Valls se drape dans la posture de chevalier blanc en croisade quotidienne contre l'antisémitisme.

Bien aimé car selon divers sondages, il dispute à Fabius la place de candidat préféré au poste de Premier ministre en cas de remaniement. Lui même n'a jamais caché qu'il était prêt à exercer les plus hautes responsabilités pour son pays. Mais c'est là que les choses se gâtent. Car un candidat pour Matignon ou plus vraisemblablement pour l'Elysée doit savoir raison et sang froid garder.

A force de voir des fascistes partout, de dénoncer les nostalgiques des années trente quand il y a une manif pour la famille ou de pointer du doigt le passé adolescent d'extrême droite du député UMP Claude Goasguen devant l'Assemblée Nationale, M. Valls en fait trop. Du style Monsieur propre qui lave plus blanc que blanc.

Ceux qui n'ont pas la mémoire trop courte se souviennent qu'il avait fait la même chose il y a quelques mois contre les Roms. Un coup à droite suivi d'un coup à gauche, histoire de ne se couper d'aucun électorat potentiel. Car si la séquence anti Roms a ravi la droite et écœuré la gauche, la croisade anti fachos a évidemment pour but de lui refaire une beauté socialo socialiste. Ca peut servir en cas de primaires.

Alors, et même si le combat contre tous les extrémismes et tous les racismes est estimable et nécessaire, on se dit que la ficelle est un peu grosse. S'il veut vraiment grimper les prochaines marches du pouvoir, le ministre de l'intérieur devrait la jouer plus fine.

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