Urgences en tous genres

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A première vue, François Hollande devrait se dépêcher. Se dépêcher de clarifier sa vie privée car si on comprend qu'il n'ait pas voulu le faire devant les 600 journalistes réunis mardi à l'Elysée pour sa grande conférence de presse, il serait indécent humainement et politiquement incompréhensible qu'il alimente par son silence le grand n'importe quoi auquel on assiste depuis 48h dans la presse.

Bref, si celle qui est encore Première
dame de France a été admise en urgence à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, il
y a maintenant urgence à sortir du flou affectif hollandais.

Un flou complètement fou qui ressource les traditions du
fameux triangle amoureux qui sont la moelle épinière du vaudeville mais
sûrement pas celles de l'autorité politique.

Aujourd'hui donc, c'est la grande surenchère médiatique des
scoopinets, des photos volées, des rumeurs et autres ragots, parmi lesquels il
est délicieusement impossible de trier le vrai du faux.

Voici Julie Gayet qui fait la une de
l'hebdomadaire Elle , qui réclame 50.000 euros de dommages et intérêts à Close r
plus 4.000 de frais d'avocats et qui sur Europe 1 se voit obligée de nier
qu'elle est enceinte de 4 mois. Voici Valérie Trierweiller dont une radio
affirme qu'elle ne tient pas debout. Selon nos confrères de France Inter le chef de l'Etat lui aurait rendu visite récemment. Visite jusqu'alors interdite au président par les psychiatres.

Il paraît aussi, de source médicale
fiable que Mme Trierweiller donne beaucoup plus de signes d'agitation et
d'agressivité que de d'abattement et que son transfert dans un autre
établissement plus spécialisé s'est avéré impossible du fait de la présence sur
place d'un autre patient de la classe politique qui serait l'un des pires
adversaires.

Voilà où on en est ce soir. Personne ne peut en tirer
gloire. On parle souvent d'un ridicule achevé. Ce serait plutôt un ridicule inachevé.