Tout sauf Marine

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

A première vue, comme on dit l'histoire ne se répète pas, elle bégaie. Et s'agissant du Front national, c'est effectivement chaque fois le même scénario à quelques mois d'une échéance électorale. On n'entend plus parler que du FN. Marine par-ci, Marine par-là. Le TSM, "tout sauf Marine" se met en place dans la classe politique, dans les bonnes consciences et dans les médias complaisants. Il y en a.

Quand on voit le psychodrame provoqué par François Fillon
laissant entendre qu'un socialiste peut être plus sectaire qu'un candidat du
Front, alors que la droitisation de l'UMP date des années Sarkozy, on se dit
que Mme Le Pen doit se frotter les mains.

Pareil pour les sondages. Comme d'habitude, on crie "au loup" en indiquant qu'à six mois des municipales l'extrême-droite
gagne deux ou trois points et qu'un tiers des Français se sentent proches des
idées du FN. On oublie d'ajouter que selon une autre enquête, 65% des Français
ont une mauvaise opinion de Marine qui est perçue pêle mêle comme "extrémiste,
agressive, démagogique et raciste".

Curieusement ce sondage-là, BVA Le Parisien publié il y a
trois jours, est presque passé inaperçu car incompatible avec la stratégie de
diabolisation de l'extrême-droite qui prévaut dans les esprits.

Et encore, n'a-t-on pas entendu il y a 48 heures sur une grande
antenne un célèbre sociologue déclarer que l'affaire du bijoutier de Nice
meurtrier de son cambrioleur était un vrai cadeau de Noël pour le Front
National ? Ces propos-là sont indignes et contre productifs car c'est avec
ce genre de raisonnement qu'on fait le lit de l'extrême-droite. Les vrais
alliés de Marine Le Pen sont finalement assez souvent ceux qui prétendent la
combattre.