Ségo se lache

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A première vue, comme disaient les anciens, "vanitas vanitatum et omnia vanitas". Effectivement tout est vanité en ce bas monde. C'est en tout cas ce que retiendra le plus impartial et le mieux intentionné des lecteurs en découvrant les propos que l'hebdomadaire Le Point prête à Ségolène Royal.

Dans une interview en forme d'autoportrait autosatisfait, l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle et
actuelle présidente de la région Poitou-Charentes se lâche et pas qu'un peu
dans un registre qui fait penser à la Castafiore de Tintin : "Ah je
ris de me voir si belle en ce miroir
".

Interrogée sur les limites de ses activités politiques actuelles,
Mme Royal répond : "J'ai un charisme, de l'aura, du poids et au
gouvernement je leur aurais fait de l'ombre
". Cela, même si c'est vrai,
faut tout de même avoir du toupet pour le sortir. Non étouffée par la modestie,
donc, Ségolène ajoute que ça "n'aurait pas été une mauvaise chose qu'elle
soit Présidente de l'Assemblée Nationale car dit-elle j'aurais fait vivre le
parlement qui du coup aurait mieux soutenu le chef de l'état
."
Argumentaire : "Je sais résister aux trahisons et je suis un
personnage sécurisant
".

Au passage quelques petites douceurs pour ses anciens petits
camarades. Marine Aubry est accusée de lui "pomper ses idées".
Arnaud Montebourg de se prendre "pour un acteur américain" et
Delphine Batho d'être une "manipulatrice politique". Fermez le ban.
C'est du lourd, du brutal. Mme Royal n'a jamais eu la langue dans sa poche mais
là on frôle la caricature. Voilà pourquoi, à la relecture, elle dément avoir
tenu ces propos tandis queLe Point maintient leur exactitude.

Dommage. Ségolène nous avait habitués à plus... de comment
dit-on ? De "bravitude".

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