Redécouvrez les transports de fonds

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A première vue, les transports de fonds sont devenus une industrie dans certaines couches de la société. Si on peut les appeler des couches.

Et en plus il s’agit de fonds secrets. Pas simplement de l’argent, mais plutôt du flouze, du pognon, de la thune, du pèse, du grisbi, de la fraîche, des biffetons. Tant qu’à faire, autant parler comme dans les films puisque les actualités ressemblent à des polars de série B ! B comme Balladur car c’est le financement supposé occulte de sa campagne présidentielle de 1995 qui défraie la chronique.

Où l’on retrouve effectivement tous les marronniers du cinéma policier. Des liasses de billets qui voyagent en sacoche. Dixit Hélène de Yougoslavie, épouse Gaubert alias « la belle Hélène » ou encore « Hélène La Balance ». Avec l’avocat Bourgi et la précédente affaire visant les Chiraquiens, c’étaient des valises et pas des sacoches. Et avec Mme Bettencourt, pour l’épisode précédent, c’étaient des enveloppes et pas des valises. Mais qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait le pognon.

On n’est plus dans le « travailler plus pour gagner plus », mais dans le « magouiller davantage pour être plus puissant ». Un vrai polar. Avec des personnages interlopes. Des écoutes téléphoniques. Des comptes en banques lointains. Une atmosphère de décadence absolue. De puissants conseillers qui passent d’étranges coups de fils à leurs potes gardés à vue. Le tout faisant la Une des journaux puisque c’est bien connu, le secret de l’instruction est quotidiennement violé par tous ceux qui devraient le respecter. C’est à dire au choix ou successivement : les policiers, les avocats et les magistrats.

Et puis comme au cinoche… cherchez la femme ! Bien sur il y a les femmes. Ce sont même elles qui balancent. Et conformément aux attentes des spectateurs, elles sont plutôt jolies, dotées d’une forte poitrine et bien sûr, ce sont des blondes. Rien de tel qu’une blonde épouse délaissée ou bafouée ou subitement rattrapée par sa conscience pour alimenter un dossier d’instruction…

Vraiment, on se croirait dans un mauvais polar! L’ennui, c’est que c’est pas du cinéma. Et à propos de blondes, on en connaît une autre qui doit se frotter les mains.

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