Mourad et Bernard

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A première vue, s'il y avait un contrôle antidopage chez les fans de rugby au lendemain d'une journée de Top 14, on  trouverait chez pas mal d'entre eux une overdose de Bernard Laportisme, redoutable mélange de paranoïa, de vulgarité et de crânerie qui provoque des effets secondaires déplorables dans le monde de l'ovalie, le faisant ressembler à celui du football.

Non content d'avoir
écopé d'une suspension de 13 semaines pour avoir insulté un arbitre
l'entraineur de Toulon, qui a fait appel de la sanction se pose en victime dans
les colonnes du journal La Provence. Selon Bernard Laporte, je cite, "les
gens n'aiment pas Toulon parce que ce club dérange. Il dérange comme le fait
l'OM en football. En France,
poursuit Laporte, il y a des gens de cette nature
là qui n'aiment ni Toulon ni l'OM parce que le sud, ça parle et ça bouge. Mais
qu'ils se rassurent, on est là pour longtemps."
Fin de citation.

Belle déclaration
d'amour de l'ancien ministre parachuté du tout Paris pour une bien belle région
de France, il est vrai. Mais ce n'est pas le chant des cigales qu'on entend
dans les propos de M. Laporte qui est aussi provençal que je suis lapon et dont
la théorie des climats rapportée au rugby est une pantalonnade.

Quand au président
du RCT, Mourad Boudjellal, il défend son manager ce qui est bien le moins dans
une chaine hiérarchique, mais il le fait avec une verve elle aussi très
éloignée de Marcel Pagnol. On l'a entendu dire par exemple que "les
responsables de la commission de discipline du rugby ne peuvent pas être
compétents car il y en qui sont bouchers charcutiers"
. Outre qu'il y a
des gens très bien chez les vendeurs de saucisson et les coupeurs d'entrecôte,
ce type d'argument est d'une vulgarité inouïe jamais entendue depuis que le
rugby existe. La grande classe.  

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