Merci les Roms

A première vue, le psychodrame ouvert la semaine dernière par le ministre Manuel Valls sur les Roms a le mérite de clarifier les choses. Sa collègue écologiste Cécile Duflot l'ayant aussitôt accusé de mettre en danger le pacte républicain et appelé le chef de l'Etat à le recadrer, il y a des étrangetés dont on se doutait qui deviennent des évidences.

Maintenant on sait que quand François Hollande déclare qu'il
ne tolérera plus les querelles publiques entre ses ministres, c'est du pipeau.
Il n'y a que la pauvre Delphine Batho qui a du quitter le navire gouvernemental
pour avoir critiqué le budget.

Maintenant on sait que Mme Duflot, protégée par son statut
de déesse de l'écologie, est aussi la chouchoute du Ppésident Hollande, un peu
comme l'étaient à l'époque Rama Yade ou Rachida Dati pour Sarkozy, mais ca n'a
duré qu'un temps.

Maintenant on sait que Manuel Valls reste droit dans ses bottes
et qu'il ne voit pas pourquoi douter de la capacité ou la volonté d'intégration
de la plupart des roms serait trahir la gauche.

Maintenant on sait que quels que soient les gouvernements,
ce sont toujours les ministres de l'Intérieur qui se coltinent le sale boulot.

Maintenant on sait que Manuel Valls a l'opinion publique de
son coté puisque d'après un sondage BVA Le Parisien I-Télé, 77% des Français
approuvent ses propos même si Daniel Cohn-Bendit, éternel donneur de leçons,
lui reproche de radicaliser la question et de renforcer les extrémismes.

Enfin on sait maintenant, mais ce n'est pas un scoop que la
gauche française en général et le gouvernement en particulier sont divisés en
deux camps. D'un coté, les réalistes qui croient ce qu'ils voient. De l'autre,
les idéologues qui croient ce qu'ils pensent. Dans le fond, on est déjà en
cohabitation. Merci les roms.

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