Mauvaise passe dans la police

A première vue, s’il y a une institution qui en ce moment mérite à tout prix de conserver son "triple A", c’est la police française. Triple A comme Aventure, Arnaque et Arsouille. De ce coté-là depuis plusieurs mois on est gâtés au point de voir les réputations de super flics tomber comme les feuilles mortes en automne.

Paris, Lyon, Marseille, Lille, toutes nos grandes villes sont touchées par cette étrange épidémie. A Lille, c’est l’affaire des call girls de l’hôtel Carlton, l’une des garçonnières de l’infatigable DSK qui a conduit à la mutation du directeur de la sécurité publique locale, Jean-Claude Menault et à l’arrestation pour proxénétisme aggravé du chef de la sureté départementale du nord, le divisionnaire Jean-Christophe Lagarde.

Le hasard faisant mal les choses, ce même Lagarde avait été sous les ordres du directeur adjoint de la police lyonnaise, Michel Neyret il y a une vingtaine d’années. Lequel Michel Neyret, accusé de corruption et trafic de stupéfiants occupe actuellement l’une des cellules du quartier VIP de la prison de la Santé.

A Marseille, c’est un officier de police, très bien noté paraît-il, qui est poursuivi pour violation du secret professionnel et détournement de documents administratifs au profit de personnalités douteuses.
Enfin à Paris, il y a le fameux tandem Squarcini-Péchenard, les deux cadors du renseignement et de la police épinglés dans l’affaire des journalistes "téléphoniquement surveillés" pour employer une litote.

Des grandes oreilles par-ci, des ripoux par-là. Il serait temps que l’épidémie s’enraye pour pas qu’on devienne parano. De plus, le 30 novembre prochain sortira sur les écrans le dernier film de l’ancien flic Olivier Marchal sur le "Gang des Lyonnais". Pour ne rien arranger, c’est le commissaire Neyret, aujourd’hui en prison qui a servi de conseiller technique sur le tournage. Décidément la réalité dépassera toujours la fiction.

Vous êtes à nouveau en ligne