Le Hollande nouveau est arrivé

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A première vue, on nous a changé le Président. Depuis la rentrée, il est méconnaissable. Il y en a même qui lui trouvent désormais des ressemblances avec Sarkozy ce qui serait un comble. Mais bon c'est vrai qu'avec deux mois d'avance sur le Beaujolais du même nom, le "Hollande nouveau" est arrivé.

D'abord, on le voit
et l'entend beaucoup plus. La crise oblige le chef de l'Etat à monter davantage
en première ligne et la relative transparence de son premier ministre qu'il a
qualifié d'homme "sérieux et respectueux" à la télévision, ce qui
n'est pas le Pérou, l'oblige à muscler sinon dramatiser son discours. D'où le
costume sombre, le décor factice nocturne, le ton grave et l'absence de sourire
lors de sa prestation télévisée d'il y a dix jours. D'où la solennité des
engagements pris à la Conférence environnementale d'il y a cinq jours.
Solennité qui a surpris tout le monde.

Une autre crise,
celle de sa popularité oblige le chef de l'Etat à tenir beaucoup plus compte de
sa propre image. Son anti-sarkozysme obsessionnel l'avait conduit à ne pas
commander la moindre enquête d'opinion sur son début de quinquennat. Le réveil
n'en a été que plus douloureux et on croit savoir que les sondages maison vont
faire leur retour à l'Elysée, même s'ils s'annoncent moins nombreux et moins
couteux qu'avec son prédécesseur.

Enfin, apparemment,
le Président a aussi changé ses modes de transport. Il serait arrivé au bout du
tunnel de sa période "redécouvrez le train" , jugée
contre-productive par ses conseillers. Et donc, il a pris la voiture pour aller
à Châlon-en-Champagne, il a pris un hélicoptère Puma pour aller à Evian, il a
pris un jet Falcon pour aller à Rennes et encore pris un avion pour faire un
saut de puce en Corrèze.

Bref, pour la
France, on verra mais pour lui même "le changement, c'est
maintenant"
. La présidence normale n'aura tenu qu'un été. C'est le
contraire qui eut été anormal.

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