La reconversion de Roselyne Bachelot

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

A première vue, passer de l'autre coté du miroir donne parfois de très bons résultats. C'est ainsi qu'on ne se félicitera jamais assez du recyclage de Roselyne Bachelot en chroniqueuse.

Personne ou presque ne regrette le temps où elle était ministre des Sports de Sarkozy, quand la plupart de ses interventions publiques faisaient sourire. Mais depuis qu'elle est devenue apprentie journaliste, omniprésente sur les plateaux télé, ses petites phrases teintées de bon sens, d'humour et de vacherie font mouche.

La semaine dernière par exemple, interrogée sur la présidentielle rupture entre le président Hollande et Valérie Trierweiler , elle a eu cette formule impérissable : "On peut tromper sa femme à condition de le faire bien" . Voilà qui a le mérite de la clarté, et qui a du faire sursauter les organisations féministes et ouvrir des perspectives au compagnon de Mme Bachelot.

Reste à savoir ce que signifie "bien tromper". A première vue, cela n'a aucun caractère sexuel et nul rapport avec le Kama Sutra. Cela veut simplement dire : "pas vu pas pris". Comme les gamins et le pot de confitures. C'est une sorte d'apologie du mensonge dont chacun sait qu'il est omniprésent dans la vie, dans la vie politique et dans la vie privée. Un bon amant serait donc un amoureux viril et empressé, certes mais avant tout discret et invisible et surtout pas paparazzable sur un scooter à pizza.

Quant à la fidélité, Mme Bachelot a bien raison de dire que l'opinion publique française s'en fiche. Au contraire, le bon peuple est flatté que son démocratique souverain trousse le jupon comme le firent Giscard, Mitterrand et Chirac.

Pour le reste et la morale judéo chrétienne, on retiendra donc les bonnes recettes de Roselyne Bachelot et l'on y ajoutera un zest de Georges Bernard Shaw qui écrivait "la fidélité n'est pas plus naturelle à l'homme que la cage au tigre. "

Vous êtes à nouveau en ligne