La fille du candidat

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A première vue, la petite Giulia Sarkozy fait sans le savoir de la politique. Car si sa naissance, mercredi dernier a été un événement relativement peu médiatisé et à peine « pipolisé », c’est pas pour des prunes.

C’était calculé, dit-on, pour donner du président une vraie image de chef de l’état, au service des Français et faisant passer sa vie privée au second plan, après les heures de bureau. Autrement dit, le « service minimum de communication » appliqué à cet heureux événement est la preuve quasi irréfutable que Nicolas Sarkozy va se représenter. Si la clinique de La Muette l’est si bien restée, muette, c’est parce que l’heureux papa est déjà entré en campagne.

Bien sur, officiellement, cela est archi faux. Sarkozy n’annoncera sa candidature que très tard, l’an prochain. Il veut une campagne courte, ciblée, tonique. Et d’ici là, son seul adversaire, l’unique objet de son tourment, sera la crise financière, monétaire, économique et sociale. Voilà pourquoi le premier président français devenu papa durant son mandat, après avoir été le premier président divorcé et le premier président remarié communique désormais sur lui même et sur les siens avec une pudeur et une retenue qui jusqu’ici ne figuraient pas dans le catalogue de la sarkozie triomphante.

Cette soudaine discrétion est évidemment calculée. Non pas pour en faire un meilleur président, mais un meilleur candidat.

Dans les mois qui viennent, moins le chef de l’état parlera de sa vie privée et mieux se portera son évidente candidature. Les leçons de la désastreuse période «bling bling» ont été tirées à l’Elysée. Le début du quinquennat, c’était l’affichage outrancier du mauvais Sarkozy. Mais, avant, il y en a eu un bon, celui de la campagne électorale de 2006/2007. C’est celui là que l’Elysée veut ressusciter. La gauche, dans ses nouveaux habits présidentiables, patelins et normaux devrait se faire du souci. Au secours, Sarko revient !

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