L'incertitude du sport sera-t-elle glorieuse ?

A première vue, dimanche la finale de la coupe du monde de rugby va opposer la Nouvelle Zélande à la France. Mais à quelle France ? Ca c’est une autre histoire car avec les Bleus, surtout ceux de Lièvremont, on ne sait jamais quelle équipe va entrer sur le terrain.

Celle qui pendant quatre minutes et 27 temps de jeu diaboliques a réinventé la ligne Maginot devant les diables rouges gallois et qui ce jour là, samedi dernier, n’a raté que 7% de ses placages, ce qui constitue une référence mondiale ?

Ou celle qui s’était fait ridiculiser par les Tongiens 15 jours avant ?
Ou celle qui a dominé, épuisé et éliminé l’ennemi héréditaire anglais ? Ou celle que les Italiens avaient croquée "al dente" dans le bon vieux tournoi des 6 nations ?

Quels Bleus verra-t-on dimanche à Auckland ? Les Bleus p’tits bras comme pour les Gallois ou les Bleus de chauffe comme pour les Anglais ? Seront-ils les dignes successeurs des Français déjà finalistes, ceux de 87 et 99 ? Meilleurs qu’eux, c’est à dire champions du monde ? Comme eux, battus avec les honneurs ? Ou moins bons qu’eux, autrement dit lessivés par les Blacks et jetés comme des bébés avec l’eau du bain ?

"Glorieuse incertitude du sport", pour reprendre la stupide expression qui signifie que tout est toujours possible dans une compétition ! Certes, mais sur ce qu’on a vu jusqu’ici, France - All Blacks risque de ressembler à une Star Ac opposant Jennifer à Maria Callas ou à un Koh Lanta entre les pieds nickelés et un escadron du GIGN. Mais bon, comme dirait l’autre, tant que la grosse dame chante encore, le concert n’est pas fini.

A défaut d’être champions du monde, on souhaite aux Bleus de se lâcher. Dimanche, peu importe que l’équipe de France soit défensive ou offensive. Pour une fois, rien qu’une fois, on aimerait tant qu’elle arrête d’être inoffensive !

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