Guerre des polices

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A première vue, la "guerre des polices" n'est ni un fantasme ni une invention de journalistes. C'est une réalité. Qui complique ou sabote bon nombre d'enquêtes criminelles.

Quand Mesrine était l'ennemi public numéro 1, on le disait à
l'époque "recherché par toutes les polices de France" . Et en fait,
il en a profité. La rivalité entre les groupes des deux super flics Robert
Broussard et Lucien-Aimé Blanc lui a facilité la planque. Tout le monde le
sait.

Tout le monde sait aussi que dans l'affaire Grégory,
toujours pas résolue, c'est la surenchère entre les gendarmes de Docelles et
les policiers du SRPJ de Nancy qui a brouillé les cartes au point de les rendre
judiciairement injouables.

Tout le monde sait enfin que la récente affaire Mérah a
accouché d'une incroyable polémique, les grands anciens du GIGN critiquant
publiquement les conditions de l'intervention du RAID. Bref, encore une fois,
gendarmes contre flics. Un grand classique que l'on retrouve, hélas aussi, dans
la tuerie de Chevaline, en Haute-Savoie.

Si une petite fille de quatre ans est restée huit heures
prostrée sous des cadavres dans la voiture, ce n'est pas de la faute des
pompiers, du médecin légiste ou des gendarmes locaux arrivés les premiers. Ils
ne l'ont pas vue. Ils avaient pour consigne de ne pas polluer la scène de crime
et d'attendre leurs collègues de la gendarmerie scientifique partis de ...Rosny-Sous-Bois en Seine-Saint-Denis.
Huit heures de perdues. Comme à l'époque des diligences. Pourquoi ne pas avoir
plutôt missionné la police scientifique de Lyon, à une heure de là ?
Mystère.

Mystère ou guerre des polices comme le disent certains
syndicats. On n'ose pas imaginer ce qu'il serait advenu de la fillette si
elle avait été blessée dans la fusillade. On est en revanche certain que le
temps perdu au tout début d'une enquête ne profite jamais. Sauf aux criminels.

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