Duels de sport

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A première vue, le weekend offrira aux amateurs de rugby deux matchs qui sentent bon le souffre. Au Stadium de Toulouse, le choc entre le tenant du titre toulousain et le leader toulonnais avec à la clé l'inévitable polémique sur la composition des équipes, la rotation des effectifs, le fait que peut être les hommes venus du Var n'aligneront pas forcément leur top team.

Et puis au stade
Aguiléra de Biarritz, le fameux derby basque contre le voisin Bayonne, étant
entendu qu'un derby n'est jamais un match comme les autres, un derby,
" c'est la guerre des boutons à l'âge adulte " pour reprendre la
jolie formule de l'ancien international Jean-Baptiste Lafond.

Et on est là dans la
grande tradition des duels du sport. Ce qui est vrai au rugby l'est aussi dans
toutes les autres disciplines. Au foot, il y a l'éternel classico entre les
Parisiens et les Marseillais qui enflamme toujours les joueurs, la presse et
aussi hélas les supporters. Au tennis, les duels entre l'impassible Borg et le
bouillant Mac Enroe n'ont jamais été égalés pas même par le beau couple Nadal
Federer. En Formule 1, tout le monde regrette l'impitoyable rivalité entre
Prost et Senna.

Pour être franc, il
faut bien reconnaitre que beaucoup de ces rivalités sportives légendaires ont
été ou sont encore exagérées. Pour le business. Pour faire vendre les billets.
Ca fait partie du jeu. Et si Prost et Senna se détestaient un peu, ils
s'aimaient aussi beaucoup. Et si Toulon défie Toulouse, c'est moins par mépris
que par respect.

Enfin, il y a des
duels qui tournent vinaigre comme le coup de boule de Zidane à Materazzi qui
est désormais immortalisé sous forme de statue devant Beaubourg à Paris.
Fallait oser. Ca rappelle que le sport n'est pas toujours un plaisir. Mais
quand c'en est un, il n'est jamais solitaire. Le sport, c'est comme
l'amour : c'est mieux à deux. 

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