Du Sofitel au Carlton

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A première vue, comme on dit, c’est la goutte qui fait déborder le vase. C’est l’affaire de trop, comme si les autres n’avaient pas suffi. C’est le point de non retour, au delà duquel il n’y a plus ni espoir ni possibilité de revenir en arrière. Pour DSK, le scandale du Carlton de Lille ressemble au générique de fin d’un film graveleux qui pourrait s’appeler "un hôtel peut en cacher un autre."

Pour spectaculaire qu’elle fut, la précédente affaire, celle du Sofitel de New York laissait encore une chance de survie politique ou morale à DSK. Car le traitement médiatique avait été excessif, la justice américaine trop théâtrale et la plaignante peu convaincante. Bref, DSK en était sorti meurtri, groggy mais disposant d’un vague bénéfice du doute. On pouvait encore fantasmer sur un coup monté. Bref, il y avait de la tragédie dans cet épisode américain du feuilleton "Plus glauque la vie."

Aujourd’hui, avec la séquence du Carlton lillois, on passe du tragique au vaudeville. C’est comme une réplique minable au séisme de Washington. Tout le temps des partouzes. La fameuse suite 2806 n’était donc que l’arbre cachant la forêt des addictions sexuelles de M Strauss Kahn. Il n’est pas seulement un adepte de ces choses là mais un récidiviste. Le peignoir léopard de "pervers pépère" dont l’ont désormais affublé les Guignols de Canal+ ne le quittera plus.

Que DSK n’ait plus d’avenir public est une probabilité. Mais son présent ne vaut guère mieux. Ses derniers proches le décrivent comme un homme seul, tournant en rond. On le fuit. On le quitte. On ignore si son épouse va rester. Le Sofitel fut la banderille. Le Carlton est la Muletta. La corrida DSK touche à sa fin. Mme Diallo tient sa revanche.

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