DSK bientôt à la télé

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A première vue, DSK va perdre dimanche soir sur TF1 une occasion de se taire. On pensait bien que son plan média le conduirait fatalement à la grand’ messe du journal télévisé, mais on est en droit de se demander s’il ne ferait pas mieux de garder le silence. Car enfin que va-il nous dire ? La vérité ? Ou "sa" vérité comme l’a méchamment pronostiqué hier le porte parole du PS, Benoit Hamon ?

Si c’est sa vérité, elle n’a pas un grand intérêt, sauf peut être sur le plan humain et ca ne vaut pas le 20h de Claire Chazal. Si c’est la vérité, c’est encore moins intéressant car très franchement, maintenant que les accusations criminelles sont abandonnées, il n’y a pas lieu de savoir ce qui s’est passé dans la chambre d’hôtel de M Strauss Kahn. Le non lieu devrait désormais s’appliquer à tous les aspects de cette affaire. Non lieu sur les pieux. Le "qui baise qui" n’est pas une information utile au débat démocratique.

Et puis il y a un hic. La semaine dernière, l’entourage de DSK implorait les médias de le laisser tranquille. Si c’est pour aller à la télé, ca paraît contradictoire. Comment demander le huis clos place des Vosges et se précipiter à TF1 ?

Circulez, il n’y a plus rien à voir. Rien à entendre. On a tous globalement pigé les grandes lignes du scénario. Les points de détails ne nous concernent pas. On comprend que DSK veuille réparer du Sofitel l’irréparable outrage. On imagine qu’il aura pour les téléspectateurs français le même mot d’excuse que pour le personnel du FMI. Mais, pour lui, pour sa famille, pour ses amis, pour tout le monde il aurait été préférable qu’il garde le silence. Un peu de pudeur aurait été la bienvenue. Sauf pour l’audimat.

De ce coté là, on s’attend à un pic d’audience. Comme pour les plus mauvais épisodes de la téléréalité. C’est désormais le registre dans lequel s’inscrit DSK. Et c’est uniquement de sa faute.

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