Cumulard franchouillard

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A première vue, le racisme anti-riches a de l'avenir. La saga belge de Bernard Arnault en est la preuve absolue. Et même s'il faut y voir un clin d'œil assez amusant, le titre qui barre la une du quotidien Libération, "casse-toi riche con!" résume assez bien les choses.

Depuis qu'on a appris sa volonté d'acquérir la double
nationalité franco-belge, le ciel des injures est tombé sur la tête du
richissime patron de l'entreprise de luxe LVMF. On n'est pas loin du lynchage
médiatique. Du front de gauche au PS en passant par le Front National et la vox
populi, les adjectifs ne sont pas assez durs et les saillies pas assez brutales
pour qualifier ou plutôt disqualifier monsieur Arnault.

On crie au scandale, on parle de traîtrise, on réclame une
commission d'enquête, on entend Jean-Luc Mélenchon prononcer ce slogan
définitif et tout en nuance : " les riches n'ont pas d'autre patrie
que l'argent "
. Et l'on entend aussi Bernard Tapie, qui comme chacun sait
est un parangon de vertu déclarer que Bernard Arnault " ne devrait pas
faire ça "
. Comme qui dirait, s'agissant de pognon, une leçon de morale
donnée par Tapie ça n'a pas de prix.

Bref, l'espace d'un long week-end, le patron d' LVMH aura
été victime d'un formidable procès d'intention. Jusqu'à sa mise au point en
quelques lignes à l'AFP : " je resterai fiscalement domicilié en
France et remplirai comme tous les Français mes obligations fiscales "
.
Bref, il plaide non coupable. Ce ne serait pas pour échapper au fisc ni pour
faire un pied de nez au pouvoir socialiste que la quatrième fortune mondiale
veut devenir franco-belge, mais probablement pour réaliser en Belgique un
investissement sensible.

L'avenir dira si tel est bien le cas. En attendant, Bernard
Arnault aura renforcé son statut de cumulard franchouillard. Il cumule trois
défauts rédhibitoires dans la France d'aujourd'hui. Il a réussi, il est riche,
il est de droite. Ca fait beaucoup pour un seul homme.  

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