Bilan non exhaustif de la Coupe du monde de rugby

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A première vue, le pitoyable et l’impitoyable sont les deux facettes du sport de haut niveau et ce n’est pas le scénario final de la coupe du monde de rugby qui nous contredira. Impitoyable victoire des All Blacks qui ont fait aux Bleus de France ce qu’ils avaient fait eux-mêmes aux Rouges de Galles huit jours avant. Victoire d’un seul petit point et contre ce que les spécialistes appellent « le cours du jeu »

8 points à 7. Circulez, y a plus rien à voir ! Le minimum syndical. L’écart le plus petit entre la plus impitoyable des équipes dont le maillot noir est censé symboliser le deuil des autres, et le XV de France qui jusque là, il est vrai, semblait préparer ses propres obsèques au terme d’un parcours qualificatif lui même… pitoyable.

Pitoyable également, les commentateurs de TF1, mus par un insupportable chauvinisme, nourris d’approximations footballistiques, et qui immanquablement s’en prennent à l’arbitre au coup de sifflet final. Pitoyable encore, la communication et le management du coach français qui en quatre mois aura réussi la prouesse de se couper successivement des journalistes, des supporters et de ses joueurs.

Impitoyable, le sort qui aura été réservé dans cette coupe du monde au demis d’ouvertures, ces fameux numéros 10, surexposés par leur importance stratégique et qui dans toutes les équipes auront été dominés, évincés ou blessés. Carter, Cooper, Trinh-Duc, Contepomi, Wilkinson…aucun d’eux n’aura vraiment réussi son mondial.

Pitoyable encore, le comportement des Anglais, éternels donneurs de leçons, faux ambassadeurs du fairplay, et qu’on a vus plus occupés à courir la gueuse dans les dancings et les femmes de chambre dans les hôtels qu’à jouer correctement au rugby. Quand on pense qu’ils sont à ce jour les seuls Européens à avoir remporté le titre mondial, on se dit qu’effectivement le sport de haut niveau est à la fois impitoyable et pitoyable !

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