Beautés sportives

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A première vue, on en a pris plein les mirettes. Ce sont des images extraordinaires que nous a offertes un week-end sportif tous azimuts, à des années lumières des pitoyables simagrées produites par les politicailleries parisiennes.

On n'oubliera jamais les deux filles en or de la natation
française. Les standings ovations du public de Chartres à la double championne
d'Europe Camille Muffat, aussi belle que la Vénus sortant des eaux de
Botticelli. Le podium magique de Laure Manaudou, craquante, de nouveau conquérante,
tenant sa petite fille Manon dans ses bras et la couvrant de baisers à l'heure
de la Marseillaise.

On n'oubliera pas non plus la prière chantée à capella et à
genoux par les rugbymen des Samoas après leur déconvenue vaillante face au XV
de France. La défaite en chantant, c'est la classe absolue, la magie d'un sport
fait de sacrifices, de respect et de modestie. Modeste comme l'impeccable
Michalak, vainqueur à lui tout seul des guerriers du pacifique et qui,
interrogé au sortir du terrain, déclare tout simplement : "j'ai fait
mon boulot".

Aucun, aucune de ces grands champions ou championnes ne
roule des mécaniques. Pas un, pas une n'est vulgaire ou détestable. On est loin
des vilénies du football ou des tricheries du vélo.

Et quand on ajoute d'autres images encore plus saisissantes,
celles des skippers du Vendée Globe partis dans la plus extrême solitude à la
conquête des plus lointains horizons, on se met à plaindre les faux intellos
qui détestent le sport, ou pire, les faux amateurs qui n'aiment que les sports
dont les stars de pacotille vivent et prospèrent dans l'invective, le pognon et
la crânerie. Dis-moi quel sport tu aimes et je te dirai qui tu es. 

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