Au rugby le maillot ne fait pas le moine

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A première vue, ce n’est pas la modestie qui étouffe les rugbymen anglais. Car tout de même, choisir un maillot noir pour disputer la coupe du monde chez les All Blacks, c’est au mieux une tentative de captation d’héritage, au pire un crime de lèse majesté ce qui n’est pas anodin venant d’une monarchie. Ca en dit long en tout cas sur le gout des Anglais pour la provocation ou leur légendaire complexe de supériorité.

Mais, sur ce qu’on a vu de leur premier match contre l’Argentine, ce maillot noir va peut être leur porter la poisse. Jamais Wilkinson leur tireur d’élite, n’avait été aussi maladroit dans ses tirs au but. Jamais le XV de la rose n’avait été aussi près de la défaite face aux pumas. Et on a vu leurs numéros cousus dans le dos s’arracher au fil de la rencontre comme s’il y avait un mystérieux phénomène de rejet.

Ce match, par ailleurs aussi aimable qu’une revanche de la guerre des Malouines, aura au moins prouvé que le maillot ne fait pas le moine et que l’équipe anglaise avec son jeu étriqué est à des années lumières, en tout cas à 20 000 kms, de la vélocité virtuose des vrais All Blacks. Pour tout dire, on était plutôt dans la pure tradition du Canada dry. C’est noir, ca y ressemble, ca a l’aspect, mais ca s’arrête là.

En fait de provocation, les Anglais auront réussi à inventer une nouvelle couleur. Le noir pale. Ce qui est réjouissant c’est qu’avec un peu de chance, s’il passe le premier tour, le XV de France, lui même bien pale, pourrait affronter deux fois des maillots noirs. Et même trois fois en cas de miracle.

En attendant, nous on préfère que l’Anglais soit en blanc. Même quand il nous passe à la lessiveuse, c’est à dire assez fréquemment. L’Anglais reste, quelque soit le maillot, l’adversaire qu’on adore détester. Quant à le vaincre, c’est une autre histoire.

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