A la télé, DSK n'a pas convaincu les Francais

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Copié dans le presse-papier !

A première vue, décidément il ne faut jamais confondre quantité et qualité. C’est vrai quand on passe à table. Manger beaucoup ne signifie pas bien manger. C’est vrai aussi quand on se met à table et qu’on vide son sac. Parler beaucoup ne signifie pas convaincre. Et c’est bien ce qui s’est passé avec DSK à la télé.

Quantitativement, il a crevé l’écran, explosé l’audimat avec plus de 13 millions de téléspectateurs, offrant à son amie Claire Chazal l’un des records d’audience de sa carrière dominicale. Mais qualitativement, ca n’a pas fonctionné. Si l’on en croit une passionnante étude réalisée par l’institut Médiascopie pour le Nouvel Obs, l’interview de DSK dimanche dernier a fait pschitt…

M Strauss Kahn ne convainc les téléspectateurs qu’à trois reprises. Quand il dit qu’il a commis « une faute morale », quand il affirme qu’il « a eu très peur » et quand il qualifie Anne Sinclair de « femme exceptionnelle ». En revanche, quand il prétend qu’il n’a commis « aucune violence ou contrainte » sur Nafissatou Diallo, que Tristane Banon présente « une version calomnieuse » ou qu’il a « du respect pour les femmes », DSK plonge les téléspectateurs dans le scepticisme et l’incrédulité.

Bref, M Strauss Kahn n’a pas convaincu de son innocence. Sans doute parce que l’exercice sentait à plein nez la communication de crise et que les mots employés, un copié coller traduit en Français de ce qu’avait dit Bill Clinton pendant l’affaire Lewinsky, n’avaient aucune apparence de spontanéité.

On espère que les brillants communicants parisiens de DSK lui auront couté moins cher que les avocats new yorkais Taylor et Brafmann car eux au moins ont fait le job.

Devant la justice, la force du droit prévaut. Devant le tribunal de l’opinion publique, (c’est ça la télé !), il ne suffit pas de se dire innocent. Ni même de l’être. Il faut aussi être sincère. Apparemment c’était trop lui demander.

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