"Le temps des Bohèmes" : quand Paris était la capitale du monde des artistes

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Valérie Expert reçoit ce samedi Gérard Collard de la libraire "La Griffe Noire" à Saint-Maur et Stanislas Rigot de la libraire "Lamartine" à Paris pour leurs coups de cœur.

Le temps des Bohèmes  est le roman vrai des aventuriers de l’art moderne, quand Paris était la capitale du monde. Ils étaient peintres, poètes, écrivains, sculpteurs, musiciens. Leurs vies furent flamboyantes comme leurs œuvres. Et leurs œuvres, belles comme la vie. Ils demeurent à jamais les personnages de leurs propres légendes.

Le roman de David Foenkinos retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans à Auschwitz. Après une enfance à Berlin, Charlotte est exclue par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Elle vit une passion amoureuse fondatrice, avant de devoir tout quitter pour se réfugier en France. Elle y entreprend la composition d'une œuvre picturale autobiographique d'une modernité fascinante. Se sachant en danger, elle confie ses dessins à son médecin en lui disant : « C'est toute ma vie. » Ce roman a connu un succès considérable depuis sa publication en septembre 2014 et a obtenu deux prestigieux prix littéraires, le prix Renaudot et le prix Goncourt des lycéens.

De nombreux lecteurs ont demandé à l'auteur de montrer les œuvres peintes de Charlotte, quelques-unes des centaines de gouaches qu'elle a laissées et dont l'ensemble, intitulé Vie ? ou Théâtre ? raconte son histoire. Cette édition intégrale illustrée du roman est accompagnée de cinquante gouaches de Charlotte Salomon choisies par David Foenkinos, et d'une dizaine de photographies représentant Charlotte et ses proches.

 

 

Vie ? Ou théâtre ? constitue un cas unique dans le champ de la création du XXe siècle. Il s'agit de la seule œuvre de son auteur, Charlotte Salomon, jeune Allemande juive née en 1916 et assassinée à Auschwitz en 1942. Réfugiée en 1939 dans la région de Nice, elle assiste au suicide de sa grand-mère, qui se défenestre sous ses yeux. Elle découvre alors qu'elle est issue d'une lignée maternelle marquée par les suicides depuis plusieurs générations. Confrontée par ses origines à la double menace du nazisme et d'une tragédie familiale, Charlotte Salomon choisit d'y répondre en créant, entre 1940 et 1942, un roman graphique composé de 781 planches et de plusieurs centaines de calques. L'ensemble - mêlant gouaches, textes et annotations musicales - remet en scène l'histoire de sa famille depuis la Première Guerre mondiale jusqu'à 1940. La force graphique de l'ensemble est frappante, d'autant plus qu'elle n'a été composée qu'à partir des trois couleurs primaires. On retrouve dans certaines gouaches l'influence de George Grosz ou de Modigliani, tandis que d'autres sont des préfigurations troublantes de formes les plus contemporaines du roman graphique. Le projet narratif - où tout se nourrit de son expérience mais se retrouve transmuté - est tout aussi sidérant par sa complexité. A la lecture, Vie ? Ou théâtre ? se présente tout à la fois comme un document historique de premier ordre, une réflexion poussée sur la création artistique et le sens de l'existence, une comédie humaine sur le jeu des passions et un bouleversant roman d'apprentissage d'une jeune femme qui sait sa vie menacée. Parcourue de surcroît d'annotations musicales qui ont amené Charlotte Salomon à présenter sa création comme un Singespiel (un opéra-bouffe), Vie ? Ou théâtre ? est une oeuvre d'art totale qui ne présente aucun équivalent. La vie et l'œuvre de Charlotte Salomon ont été redécouvertes en France grâce au roman de David Foenkinos paru en 2014 chez Gallimard, Charlotte.

Du 14 octobre au 14 février, la Fondation Gan, en qualité de Gand mécène de la Cinémathèque française, accompagne l’exposition consacrée à Martin Scorsese. Conçue par la Deutsche Kinemathek à Berlin, l’exposition à présent accueillie par la Cinémathèque française. Photographies, storyboards, costumes, affiches, objets cultes... cette exposition s'appuie principalement sur la propre collection privée de Scorsese, ainsi que sur la collection de Robert De Niro et celle de Paul Schrader. Retravaillée, avec la complicité de Kristina Jaspers et Nils Warnecke, les deux commissaires, l’exposition est accompagnée d’une rétrospective complète de l’œuvre du cinéaste et d’un catalogue fourni et documenté, incluant un entretien avec Scorsese et certains de ses proches collaborateurs (Thelma Schoonmaker, Michael Ballhaus, Sandy Powell et la photographe Brigitte Lacombe). Comme l’explique Serge Toubiana, directeur de la Cinémathèque, Martin Scorsese revient ainsi à la Cinémathèque française dix ans tout juste après y être venu lors de l’inauguration du bâtiment de Frank Gehry, rue de Bercy à Paris.

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