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"Je me bats pour défendre au sein des Républicains une droite modérée", affirme Maël de Calan, candidat à la présidence LR

"Je me bats pour des idées, je me bats pour une cause, je me bats pour défendre au sein des Républicains une droite modérée, une droite probablement majoritaire dans notre électorat et qui ne pouvait pas être absente de notre débat interne", a affirmé, samedi 11 novembre sur franceinfo, Maël de Calan, conseiller départemental LR du Finistère et candidat à la président des Républicains.

Les électeurs LR sont appelés à désigner leur futur président les 10 et 17 décembre 2017. Trois candidats sont en lice. Il y a le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, 42 ans, qui est présenté comme favori. La deuxième est l'ancienne porte-parole de François Fillon, Florence Portelli, âgée de 39 ans. Enfin, il y a Maël de Calan. Ce proche d'Alain Juppé, âgé de 36 ans est le benjamin des candidats. Alors que Laurent Wauquiez entend incarner "la droite de la droite", Maël de Calan souhaite "défendre au sein des Républicains les idées de la droite modérée".

Faire exister un nouveau "courant"

"Cette droite doit peser au sein des Républicains et quel que soit le score qu'on fera au congrès, elle pèsera parce que le parti qui représente la droite et le centre ne peut pas être complètement décalé avec les convictions, les aspirations, les valeurs des électeurs de la droite et du centre", a souligné le candidat à la présidence des Républicains.

Il estime que la droite "très conservatrice, très dure d'une certaine manière", qu'incarne Laurent Wauquiez "ne peut pas étouffer toutes les sensibilités".  Si Laurent Wauquiez est élu le mois prochain, Maël de Calan veut "structurer au sein des Républicains un courant de pensée (...) qui se demande chaque fois si les décisions proposées par la direction sont conformes à nos valeurs".

Ce n'est pas le président qui décide tout, c'est le bureau politique des Républicains

Maël de Calan

franceinfo

Le jeune candidat à la présidence des Républicains précise qu'il ne s'agit "pas d'une fronde dans le sens où il s'agirait en permanence de tailler des croupières au président".  Il s'agit, insiste-t-il, "d'un courant d'une droite de gouvernement, d'une droite crédible". Et "si des personnalités de premier plan agissent en commun, ils peuvent peser très lourd".

Parmi les personnalités citées, "des gens comme Valérie Pécresse, comme Xavier Bertrand, comme Gérard Larcher". Il faut, a-t-il lancé, "que tous ces gens travaillent ensemble".

Un débat télévisé nécessaire

Pour lui, le débat entre les trois candidats à la présidence des Républicains doit être vu à la télévision par le plus grand nombre. "Il est indispensable que ce débat soit télévisé", a déclaré Maël de Calan. Le favori pour la présidence du parti Laurent Wauquiez, refuse que le débat avec Maël de Calan et Florence Portelli soit télévisé. "On ne peut pas contraindre un âne qui n'a pas envie de boire à le faire", a réagi Maël de Calan, qui espère que le débat "sera quand même" télévisé. Il souhaite la tenue d'un débat "dans une salle avec des adhérents, interrogés pourquoi pas par un panel d'adhérents, mais évidemment ouvert à la presse, ouvert à toutes les télés qui voudront bien le retransmettre".

"Je sais qu'il y a des chaînes d'info en continu qui sont intéressées", a-t-il indiqué, soulignant que "depuis plus de 15 ans, toutes nos réunions nationales sont ouvertes à la presse, et ce serait bien la première fois qu'on les maintiendrait à la porte". L'argument fort, étant que le parti compte 235 000 adhérents et qu'il va être difficile de trouver une salle pour tous les contenir "et une date qui convienne à tout le monde".

La démission du président de Sens commun est "absolument justifiée"

La démission, jeudi, de Christophe Billan, président de Sens commun, mouvement affilié à LR et émanant de La Manif pour tous, est "absolument justifiée", a réagi Maël de Calan.

"Christophe Billan avait dit qu'il fallait faire alliance avec Marion Maréchal-Le Pen, mais aussi qu'on ne pouvait pas être français sans être chrétien", a souligné Maël de Calan. "Sens commun n'a toujours pas désavoué les propos de son président, il ne faudrait pas que cette démission soit l'arbre qui cache la forêt, moi j'attends de Sens commun une clarification idéologique" a-t-il insisté.

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Chrisophe Billan s'était dit prêt à collaborer, sous conditions, avec Marion Maréchal Le Pen. Lors de sa démission, il a précisé deux conditions : son retour effectif et la rupture avec le FN. "Jamais, à titre personnel ou comme président de Sens commun, je n'ai tendu la main au Front national, qui constitue à mes yeux une impasse", avait indiqué Christophe Billan.

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