Alexis Corbière, porte-parole de Jean Luc Mélenchon pour 2017 : "Nous ne sommes pas les amis de Poutine"

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

Le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon pour l'élection présidentielle de 2017, Alexis Corbière, était l'invité du 8h30 politique sur franceinfo, samedi 15 octobre. Selon lui, le  candidat de gauche n'a "jamais considéré les bombardements à Alep" comme "du bavardage".

Le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon pour l'élection présidentielle de 2017, Alexis Corbière, a affirmé samedi 15 octobre sur franceinfo que son candidat n'était "pas l'ami de Poutine", même si la France devait parler avec tout le monde, sur le dossier syrien, et notamment avec la Russie. "Nous ne sommes pas l'ami de Poutine, que les choses soient claires, nous ne l'avons jamais été (...) mais ceci dit, si la France ne doit pas être alignée sur les États-Unis, elle doit créer un facteur de paix et discuter avec tout le monde", a expliqué Alexis Corbière.

Malentendu sur le terme "bavardages"

Le porte-parole a également contesté les propos prêtés à son candidat, et retranscris par l'Agence France Presse (AFP) à l'issue de l'émission L'Epreuve de vérité sur Public-Sénat. "C'est du bavardage", avait répondu Jean-Luc Mélenchon à une question sur la notion de crimes de guerre, commis par la Russie en Syrie.

"Jamais Jean-Luc Mélenchon n'a considéré que les bombardements à Alep, c'était du bavardage", a dit Alexis Corbière, précisant que le mot "bavardage" s'appliquait aux déclarations "qui n'ont aucun effet réel" de François Hollande sur le sujet.

"La manière dont M. Hollande prend le débat, d'un point de vue géopolitique, en faisant des déclarations qui n'ont aucun effet réel, en disant notamment qu'on va traduire Vladimir Poutine devant une cour pénale internationale alors que c'est juridiquement impossible, (...) on voit bien que c'est une gesticulation. Le fond du problème, c'est que la France doit marcher devant pour être un facteur de paix et on doit discuter avec la Russie" a ajouté Alexis Corbière.

Le débat de la droite c'était "choisis ton futur châtiment"

Invité à réagir au débat de la primaire de la droite et du centre, diffusé jeudi 13 octobre sur TF1, Alexis Corbière, a dénoncé l'"américanisation de la vie politique" en France. L'émission s'est résumée, selon porte-parole de Jean-Luc Mélenchon pour l'élection présidentielle de 2017, à "une avalanche de propositions libérales".

"Ce qu'il y a de terrifiant, c'est que l'idée de l'émission c'était pas 'choisis ton futur président', mais 'choisis ton futur châtiment', car c'était une succession de reculs sociaux et une surenchère de qui allait en proposer un petit peu plus", a commenté Alexis Corbière.

Interrogé sur les sympathisants de gauche qui envisagent d'aller voter pour Alain Juppé à la primaire de la droite afin d'éviter un second tour entre Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen, Alexis Corbière a dénoncé "une absence de dignité dans le débat".

Regardez, en intégralité, l'interview d'Alexis Corbière sur franceinfo :


"Nous ne sommes pas les amis de Poutine... par franceinfo