Violences conjugales : "Il y a une inflation de communication pour masquer la pénurie totale de moyens", déplore Clémentine Autain

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À quelques jours de l'ouverture du "Grenelle des violences conjugales", la députée La France insoumise de Seine-Saint-Denis, invitée du "8h30 franceinfo", jeudi 29 août 2019, critique le budget alloué à la lutte contre les violences faites aux femmes. 

"On a l'impression qu'il y a une inflation de communication, une inflation de mots pour masquer la réalité qui est une pénurie totale de moyens pour faire face à ces défis" de la lutte contre les violences faites aux femmes, a déploré Clémentine Autain, invitée du "8h30 franceinfo", jeudi 29 août. "Maintenant on fait des Grenelle [du nom d'une négociation collective menée rue de Grenelle en mai 1968] pour tout, mais des Grenelle vides", estime la députée La France insoumise de Seine-Saint-Denis. 

"Le budget consacré aujourd'hui aux violences est totalement ridicule : 0,01% consacré aux droits des femmes en France. On ne peut rien faire avec ça, dénonce Clémentine Autain. Et ce gouvernement, particulièrement Marlène Schiappa, est spécialiste de faire des grandes annonces, de nous raconter qu'elle comprend la situation, mais tant qu'on est dans les clous de l'austérité budgétaire, il n'y a pas de priorité digne de ce nom qui se dégage."

Sylvie Goulard, un choix "cohérent" avec un modèle ultralibéral 

"Je ne trouve pas ce choix conforme aux priorités qui devraient être celles de l'implication de la France à l'échelle européenne", a déclaré Clémentine Autain après la nomination par l'Élysée de Sylvie Goulard pour siéger à la Commission européenne. "Ses convictions écologistes, je ne les ai jamais vues dans un moment où c'est censé être une priorité internationale", a poursuivi la députée. 

Mais c'est "un choix cohérent avec ce qu'est aujourd'hui l'Union européenne, son orientation, le monde qu'elle représente", estime l'élue de Seine-Saint-Denis, qui affirme que Sylvie Goulard évolue "dans un monde très bourgeois et très éloigné de la réalité de millions d'Européens qui n'arrivent pas à boucler les fins de mois".

"La vie est possible" sans Jean-Luc Mélenchon

Interrogée sur l'absence du leader de La France insoumise à l'université d'été du mouvement, Clémentine Autain en a relativisé l'importance : "J'avais discuté avec [Jean-Luc Mélenchon] en juillet et il anticipait déjà de partir assez longuement pour prendre du recul, digérer tout ce qui s'est passé. Je trouve ça sain et normal. C'est aussi une façon de dire que La France insoumise peut tenir une université d'été sans Jean-Luc Mélenchon et vous voyez que l'université s'est produite."

Clémentine Autain a aussi dit qu'elle se rendrait "probablement" au tribunal correctionnel pour soutenir le leader insoumis. Jean-Luc Mélenchon est convoqué avec cinq proches dont deux députés le 19 septembre pour actes d'intimidation contre l'autorité judiciaire, rébellion et provocation lors des perquisitions chez lui et au siège du parti en octobre dernier.

Retrouvez l'intégralité de l'émission "8h30 politique" du jeudi 29 août 2019 :

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