Vaccin AstraZeneca suspendu dans certains pays, situation de l'épidémie de Covid-19... Le "8h30 franceinfo" de Rémi Salomon

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Le président de la Commission médicale d'établissement de l'AP-HP était l'invité du "8h30 franceinfo", vendredi 12 mars 2021.

Le professeur Rémi Salomon, président de la Commission médicale d'établissement de l'AP-HP (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris), était l'invité du "8h30 franceinfo", vendredi 12 mars 2021. Vaccin AstraZeneca suspendu dans certains pays, situation de l'épidémie de Covid-19... Il répond aux questions de Marc Fauvelle et Salhia Brakhlia.

AstraZeneca : "Il y aurait pu y avoir une concertation entre pays européens"

Le Danemark, l’Islande et la Norvège ont décidé d’arrêter provisoirement les injections du vaccin AstraZeneca, le temps d'enquêter sur des cas de thrombose, des caillots sanguins constatés chez des personnes qui ont été vaccinées. "Je pense qu'il n'y a pas lieu [de s'inquiéter]" à propos de ce vaccin assure Rémi Salomon. "Trente cas sur cinq millions de vaccinés, c'est une fréquence qui est à peu près celle que l'on observe dans la population générale. Il n'y a pas de sur-représentation de ces problèmes de caillots", explique le président de la Commission médicale d'établissement de l'AP-HP.

"Au regard de l'intérêt de la vaccination, c'est vrai que c'est un peu curieux" que ces pays aient arrêté, juge Rémi Salomon. "Il y aurait pu y avoir éventuellement une concertation entre les pays européens parce que c'est vrai que ça brouille un tout petit peu le message", poursuit le professeur. 

Covid-19 : en Île-de-France, "les réanimations sont déjà pleines"

"La situation, je dirais qu'elle est sous contrôle" en Île-de-France, "mais ce qui nous inquiète, c'est que les réanimations sont déjà pleines" explique le professeur Rémi Salomon. "Trouver des places devient de plus en plus difficile", constate-t-il. 

"Pour le moment, on est aux alentours de 10 à 15% de déprogrammations [des soins], mais l'ordre a été donné d'aller à 40%", déclare Rémi Salomon. "On essaye de déprogrammer les soins pour lesquels on sait que le report ne va pas poser trop de problème mais il en pose quand même." "On n'a pas totalement épongé les déprogrammations du printemps", précise-t-il. 

Retrouvez l'intégralité du "8h30 franceinfo" du vendredi 12 mars 2021 :

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