Réforme des retraites, listes communautaires, Carlos Ghosn... le "8h30 franceinfo" de Laurent Jacobelli

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Laurent Jacobelli (Rassemblement national) était l'invité du "8h30 franceinfo", mercredi 1er janvier 2020. 

Laurent Jacobelli, porte-parole du Rassemblement national, était l'invité du "8h30 franceinfo", mercredi 1er janvier 2020. Réforme des retraites, listes communautaires, Carlos Ghosn... Il répond aux questions de Céline Asselot et Jean-François Achilli. 

Retraites : Macron "têtu" et "orgueilleux"

En écoutant les vœux présidentiels, Laurent Jacobelli a entendu "un président entêté, têtu, orgueilleux, qui tient à sa réforme des retraites coûte que coûte, comme un enfant gâté tient à son jouet". D'après lui, Emmanuel Macron "n'écoute pas les Français, il ne les entend pas. Il s'écoute parler, comme un robot, sans affect, sans même un mot de compassion pour les Français qui souffrent."

Le porte-parole du Rassemblement national n'a pas été surpris par le discours du Président de la République. "Je savais très bien qu'il dirait ça. S'il avait été un président plus à l'écoute, il aurait renoncé à ce projet qui n'a aucun fondement", estime-t-il. 

Interdire les listes communautaires aux municipales 

Lors de ses vœux, Emmanuel Macron a affirmé qu'il prendrait de "nouvelles décisions" contre "les forces qui minent l'unité nationale", dans une allusion au communautarisme. Il faut interdire les listes communautaires et "arrêter toutes ces reculades devant les demandes communautaristes", affirme pour sa part le porte-parole du Rassemblement national. 

Laurent Jacobelli reconnaît qu'Emmanuel Macron "a tout à fait diagnostiqué le danger, c'est une partition de la France", mais selon lui le président de la République "n'en tire pas les conclusions et fait l'inverse de ce qu'il a dit".

Ghosn : la "passivité" du gouvernement "étonne"

Après la fuite de Carlos Ghosn, assigné à résidence au Japon, vers le Liban lundi 30 décembre, Laurent Jacobelli s'étonne de la "passivité du gouvernement"

"Les Japonais auraient découvert qu'il y avait à peu près 38 millions de malversations, fraude fiscale, abus de biens sociaux, etc. Comment se fait-il que l'État actionnaire de Renault-Nissan ne s'en soit pas aperçu avant ? Est-ce qu'il a fermé les yeux ?", s'interroge le porte-parole du Rassemblement national. "L'État a très peu agi pour défendre le poids de Renault dans le groupe et l'industrie française. C'est un de nos fleurons, 48 000 emplois en France. L'État est actionnaire de 15%", rappelle Laurent Jacobelli. 

Retrouvez l'intégralité de l'émission "8h30 franceinfo" du mercredi 1er janvier 2020 :

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